//Crevette d’eau douce : faire de ce secteur un pourvoyeur d’emplois3 min de lecture

Crevette d’eau douce : faire de ce secteur un pourvoyeur d’emplois3 min de lecture

Depuis cinq ans, le groupement des transformatrices de poisson de Koubri s’est assigné le rôle de promouvoir les produits dérivés de l’aquaculture, particulièrement les poissons et les crevettes d’eau douce. C’est dans cette logique que se justifie l’édition 2012 de la fête du « Kuilsouré », du 29 mars au 1er avril. De l’avis du représentant du ministre de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi, Hervé Koudougou Zagré, cette activité permet aux femmes de générer des revenus et renforce le pouvoir d’achat des ménages pour la prise en compte des charges familiales. « Le ministère de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi ne pouvait rester en marge de cette activité créatrice d’emplois pour les femmes et les jeunes », a-t-il affirmé.

Il a promis aux transformatrices de poisson que son département les accompagnera pour leur permettre d’intensifier leurs activités, en créant des emplois pérennes pour les femmes et les jeunes. « Je reste convaincu que votre ingéniosité et votre désir de toujours bien faire seront des atouts qui feront de cette spéculation, l’un des produits d’exportation de notre pays », leur a-t-il dit. De son point de vue, l’engagement dont elles font montre et les résultats visibles de leurs efforts attirera davantage de partenaires pour booster cette entreprise au profit de la population burkinabè.

Le représentant du ministre en charge de l’Environnement et du développement durable, Constant Ouédraogo, a salué et encouragé cette initiative de promotion des produits de la pêche et de développement de l’économie locale, grâce aux revenus générés par les acteurs de la filière crevette. « Mon département, qui a désormais en charge les activités de pêche et d’aquaculture, voudrait rassurer les promoteurs de la continuité des appuis du gouvernement pour le rayonnement de cette activité », s’est-il réjoui. Il a précisé que dans le souci de mieux valoriser les crevettes, le gouvernement a apporté des innovations dans la nouvelle loi portant code forestier, adoptée par l’Assemblée nationale en avril 2011 ; l’article 192 prévoit l’autorisation de la pêche aux crevettes et des textes réglementaires viendront préciser les modes d’exploitation préconisés. Car, a-t-il dit, une chose est d’organiser l’exploitation des crevettes et une autre est de les valoriser, à travers une transformation appropriée et une meilleure organisation du marché.

La cérémonie d’ouverture a été une opportunité pour lui de remettre une enveloppe de 50.000 F CFA et du matériel d’une valeur de 360.000 FCFA. Ce sont, notamment, vingt (20) nappes de filets, cinq (05) claies, deux (02) pirogues, cinq (05) pics et deux (02) brouettes. Selon la présidente des transformatrices de poisson de Koubri, Fatimata Guira, leur souhait est de se lancer dans le commerce international. En attendant, a-t-elle dit, il leur faut, au moins, trois congélateurs pour la conservation de leurs produits. « Nous n’avons même pas un seul réfrigérateur, si bien que nous sommes obligées de sécher le poisson pour mieux le conserver », a-t-elle déploré. Elle s’est réjouie cependant, que leur groupement ait pu participer à des foires, notamment à Ziniaré et à Koudougou.

Aimée Florentine KABORE | Sidwaya.bf