//EUGÉNIE MAÏGA, LA PREMIÈRE FEMME AGRÉGÉE D’ÉCONOMIE EN AFRIQUE DE L’OUEST3 min de lecture
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EUGÉNIE MAÏGA, LA PREMIÈRE FEMME AGRÉGÉE D’ÉCONOMIE EN AFRIQUE DE L’OUEST3 min de lecture

Eugénie est, à 39 ans, la première femme agrégée d’économie d’Afrique de l’Ouest. Mieux, cette année-là, elle a fini major du concours d’agrégation organisé par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Ils étaient trois Burkinabè en sciences économiques et deux en sciences de gestion au concours d’agrégation et tous ont réussi.

À 39 ans, Eugénie Maïga est la première femme agrégée d’économie en Afrique de l’Ouest depuis novembre 2017. Elle est professeure à l’université Norbert Zongo de Koudougou (Centre-Ouest).

Depuis novembre 2017, Eugénie est, à 39 ans, la première femme agrégée d’économie d’Afrique de l’Ouest. Mieux, cette année-là, elle a fini major du concours d’agrégation organisé par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Ils étaient trois Burkinabè en sciences économiques et deux en sciences de gestion au concours d’agrégation et tous ont réussi.

L’agrégée, espère, par sa réussite, inciter les jeunes filles à embrasser des carrières scientifiques et à ne pas avoir peur des longues études. Pour Eugénie, il faut qu’elles démystifient les mathématiques et les chiffres en général.

Parcours

Aujourd’hui, la charge de travail de la jeune agrégée a augmenté en termes d’encadrement d’étudiants dans la recherche. Mais pour en arriver là, cette enseignante-chercheure à l’Université Norbert Zongo de Koudougou a eu un long parcours.

Eugénie Maïga a obtenu son diplôme de maîtrise en 2002 à l’Université de Ouagadougou. Elle ne termine pas le DEA (diplôme d’études approfondies) en sciences économiques puisqu’elle est bénéficiaire d’une bourse qui lui permet de faire un master de 2003 à 2005 et un doctorat de 2005 à 2010 aux États-Unis. La nouvelle docteure rejoint ensuite un centre de recherche au Ghana. À partir de 2013, elle fait la navette entre le Burkina Faso et Ghana puisqu’elle a, dans la foulée, été recrutée par l’Université de Koudougou. Elle devient maître-assistant en février 2016 avant de passer le concours d’agrégation quelques mois plus tard.
Mariée, mère de deux enfants

Mariée, mère de deux enfants, la jeune femme allie carrière de chercheure et vie de famille. Mais pour cela, il faut faire des concessions. Elle avoue qu’elle dormait très peu pendant ses études, « rarement plus de 4 heures ». Il lui a également fallu être forte et organisée puisqu’elle a eu ses deux enfants pendant ses études universitaires, l’un pendant le master et l’autre alors qu’elle passait le doctorat. En famille ou en société, sa foi demeure sa boussole. « Elle m’aide à être une meilleure personne ; j’essaie de me retenir de voir du mal dans certaines choses qui m’arrivent. Et cela, j’y parviens par ma foi en Dieu. Je prie seule ou en famille, je n’oublie pas de rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits, je me tourne également vers Lui aux moments des épreuves. »

Hortense Atifufu (à Ouagadougou)
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