//L’âge d’or de la musique burkinabè : Total Burkina SA et ses invités se souviendront longtemps !2 min de lecture

L’âge d’or de la musique burkinabè : Total Burkina SA et ses invités se souviendront longtemps !2 min de lecture

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L’âge d’or de la musique burkinabè fait danser les invités de Total Burkina

Ils étaient près de 400 spectateurs le 20 janvier dernier à avoir répondu à l’invitation de Total Burkina à l’Institut Français. Il faut dire que l’affiche avait de l’allure : « L’âge d’or de la Musique Burkinabè » mettait à l’honneur les artistes ayant, après l’indépendance, développé des sonorités modernes empreintes de tradition.

Ce concert était l’un des quatre volets de ce cycle événement. La musique live, bien sûr, le 20, le 21 et le 26 à Bobo-Dioulasso, mais également une exposition, une conférence et un livre-CD ont permis au public burkinabè de renouer le lien avec les talents musicaux qui ont agrémenté les décennies 1960 et 1970.

Pour le premier des concerts, privatisé par Total Burkina, Jean-Claude Bamogo, Mamadou Ouedraogo, Georges Ouedraogo, Empereur Bissongo, Issouf Compaoré ou encore Moustafa Maiga, entre autres, ont enflammé la salle aux rythmes de leur voix préservée et de leur déhanché juvénile. Comme l’a souligné Thibault Flichy, Directeur Général de Total Burkina, ces artistes permettent de « contempler le passé et rêver de l’avenir ». Mr Flichy a également souligné le lien entre culture, société et économie qui s’instaure ainsi.

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Georges Ouedraogo dans la nuit du 1er au 2 février. Nous adressons à ses proches nos plus sincères condoléances.

Belle inspiration en tout cas que celle de Total Burkina d’avoir offert en guise de cadeaux de début d’année ce concert, accompagné de l’ouvrage éponyme de Florent Mazzoleni. Un auteur surpris et ravi par l’évolution « imprévisible » d’un travail débuté il y a « deux ans, lors de ma venue pour une conférence ». De là a en effet découlé un travail « de collecte de mémoire voltaïque, » centré sur une « œuvre immortelle, hors frontière, hors catégorie musicale, » mais sans laquelle « la musique d’aujourd’hui n’aurait pas existé. » Ces artistes qui ont retrouvé la scène avec un plaisir immodéré, ont emmené un public multiculturel et de toutes catégories socioprofessionnelles dans un même « voyage initiatique », selon Thibault Flichy, au cœur de rythmes locaux qui se mélangent aux inspirations afro-cubaines, funk américaines et yéyé françaises le tout accompagné par l’orchestre « Les Elites du faso » et les cuivres d’Alpha Vindou.

L’ensemble fut festif, joyeux, amical, spontané et particulièrement touchant. L’Institut Français, en organisant ce cycle, a touché juste et a permis aux invités de Total Burkina de profiter d’un moment rare dont ils se souviendront longtemps !

Burkinapmepmi.com