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Repérer les 4 types de faiseurs d’embrouilles au bureau
18 septembre 2013
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Il suffit parfois d’une seule personne pour vous gâcher la vie au bureau. Pour résoudre ce problème, Keljob vous propose un kit de survie pour reconnaître les faiseurs d’embrouilles de votre bureau et les neutraliser.

Il suffit parfois d’une seule personne pour vous gâcher la vie au bureau. Pour résoudre ce problème, Keljob vous propose un kit de survie pour reconnaître les faiseurs d’embrouilles de votre bureau et les neutraliser.

1- Celui sur qui on ne peut jamais compter

Il n’est pas forcément mal intentionné. Et pourtant : à chaque fois, il vous laisse dans des situations délicates. Il est en retard, oublie de vous transmettre un message important ou accumule les gaffes avec vos clients. Bien sûr, cela arrive à tout le monde. Mais quand les faits sont répétés, il faut agir. « Il vous lâche sans scrupule dans les situations difficiles et vous met dans une position délicate vis-à-vis d’autrui, résume Alexandre Dubarry. Ça ne peut plus durer, il faut lui parler ! »

Le consultant, auteur de Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras, a établi une typologie des comportements nocifs en entreprise. Parmi eux, les faiseurs d’embrouilles qui manquent de fiabilité et qui affectent votre travail. « Dans tous les cas, il refuse de penser qu’il est coresponsable du groupe », résume-t-il. En même temps, ce faiseur d’embrouille n’est pas forcément mal attentionné, d’où le besoin de lui parler calmement. « Préparez votre approche, vos arguments, et surtout votre amabilité, et énoncez calmement, mais clairement, les problèmes professionnels posés par son comportement. »

2- Celui qui empoisonne l’ambiance du bureau

Goût pour les ragots ou véritable volonté de nuire ? Cet électron libre aime se demander – tout haut en général - si untel gère bien tel dossier ou a bien mérité sa promotion. Quoi qu’il en soit, ce faiseur d’embrouilles n’est jamais avare d’un sous-entendu sur quelqu’un. « Il happe ses interlocuteurs dans une spirale émotionnelle et négative qui abolit toute pensée rationnelle, prévient Isabelle Méténier, auteure de La Rébellion positive en famille, en couple, face à sa hiérarchie.

Attention, pente glissante ! Pour le neutraliser, elle suggère une réplique type du genre « C’est ton avis, mais je n’ai pas cette perception ». « Face à un “insinuateur”, vous pouvez être tenté de répondre au sous-entendu exprimé pour montrer que vous avez bien compris les dessous de l’affaire », abonde Sandrine Weisz, auteure de Gérer les personnalités difficiles au bureau. Erreur. « Faites plutôt comme si vous n’aviez pas compris, ce qui obligera votre interlocuteur à dévoiler le fond de sa pensée. Et vous pourrez alors répondre sur un terrain factuel, et donc moins glissant. » Autre option : pratiquer l’écoute “flottante” ou essayer de dévier la conversation sur un autre sujet.

3- Celui qui ne canalise pas son agressivité

Il est brusque, hausse facilement le ton, et monte vite dans les tours. « Face à un interlocuteur agressif, vous pouvez être tenté de répondre avec le même ton cassant », concède Sandrine Weisz. Il n’y a pas de raison de se laisser faire ? Eh bien si. « Votre défi est de continuer à vous comporter en adulte et d’éviter les actes qui ne vous rapprochent pas du résultat convoité », analyse Emma Sargent. Cette coach, auteure de Comment parler à n’importe qui dans toutes les situations, invite plutôt à interroger l’intéressé, à l’abri des regards, sur les raisons de son agressivité. « Les questions par lesquelles on cherche à identifier les motivations sous-jacentes à un comportement prennent en général l’interlocuteur de court. » Seule condition : contrôler sa posture. Pour cela, il faut garder le corps bien droit, tête haute, et le poids équitablement réparti, adopter des gestes symétriques et lents et soutenir un regard franc et direct.

4- Et les vrais manipulateurs

Restent enfin les pires faiseurs d’embrouilles, parfaitement conscients de leur nuisance. « Tâche ardue que celle consistant à se défendre contre les manipulations et les manipulateurs ! » confirme Svea Steinweg. Selon cette psychologue du travail co-auteur de Psychologie au bureau, le manipulateur a plusieurs tactiques : se faire aimer de vous dans un but intéressé, se servir de vous pour nuire à un collègue jugé dangereux et, globalement, vous contraindre à certaines actions contraires à votre intérêt. Pour cette spécialiste, l’étape la plus difficile est, souvent d’ouvrir les yeux sur ces stratagèmes : « car ce n’est qu’en identifiant les formes de manipulations que vous pourrez vous en défendre ». À charge ensuite pour la victime, responsable pour moitié de la relation, de changer de comportement rompre cette emprise. « Souvent, il suffit de ne pas faire le jeu de la personne pour empêcher le manipulateur d’agir ». Quitte, ensuite, à hausser le ton si les symptômes persistent et de « compromettre le manipulateur devant d’autres membres du groupe ».

Et si vous étiez vous aussi un faiseur d’embrouilles ?


« Trop facile de jeter la pierre, nuance cependant Sandrine Weisz. Sans le savoir, chacun d’entre nous est souvent le “difficile” de quelqu’un. » Cette spécialiste rappelle que les relations humaines sont basées sur la “co-responsabilité”. « Ce qui signifie qu’un enquiquineur l’est souvent devenu en réaction face à un autre enquiquineur. D’où l’intérêt de s’adonner parfois à l’introspection. »

keljob.com





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