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Les défauts préférés des recruteurs
21 juillet 2015
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À la question sur vos défauts et vos qualités, vous assurez côté qualités. Mais pour les défauts, vous avez beau vous y être préparé, vous n’êtes toujours pas sûr de la réponse à donner… Keljob vous dit tout pour réussir cet exercice incontournable de l’entretien d’embauche.

Si vous comptiez vous en sortir avec un « j’ai les défauts de mes qualités » ou « je suis trop perfectionniste », oubliez tout de suite  ! Vous n’êtes pas le premier et ces réponses toutes faites, les recruteurs n’en peuvent plus. Or l’idée n’est pas de dissimuler vos véritables faiblesses derrière de belles paroles, mais de démontrer en quoi elles ne vous empêcheront pas de répondre aux besoins de votre employeur.

Vous êtes désordonné ? Ce n’est qu’une apparence : si votre bureau ressemble à un capharnaüm pour l’observateur non averti, vous savez en revanche où se trouve chaque dossier. Vous êtes étourdi ? C’est vrai, mais comme vous en êtes conscient, vous notez scrupuleusement toutes les informations qui pourront vous servir et au final, vous n’oubliez jamais rien. « Charge au candidat de démontrer grâce à des exemples concrets en quoi ce défaut lui a servi au cours de ses expériences précédentes », conseille Louis Grummer, directeur associé du cabinet ABC For Value.

Gare aux menteurs…

Pour se présenter sous son meilleur jour, arranger un peu la vérité peut être tentant… Mais « il ne faut surtout pas mentir, car il n’est pas rare que les entreprises et cabinets fassent passer des tests de personnalité au cours du processus de recrutement. Les axes de progression seront de toute façon révélés au moment des résultats », prévient Stéphane Thiriet, consultant manager du cabinet de recrutement Attitudes. Essayer de dissimuler ses défauts est donc un mauvais calcul. « Lorsque le recruteur s’en apercevra, cela passera soit pour de la malhonnêteté, soit pour une preuve que le candidat ne se connaît pas lui-même. » Dans les deux cas, le poste ira probablement à un autre.

La forme plus que le fond

Selon Louis Grummer, « la question est si stéréotypée que les réponses le sont forcément elles aussi. Les trois quarts des candidats citent les mêmes défauts. » Ce qui importe, ce n’est donc pas tellement l’information en elle-même, mais plutôt la façon dont elle est délivrée. « L’argumentation, la manière dont le candidat justifie ses faiblesses, voilà ce qui intéresse le recruteur », insiste Louis Grummer. Si à peu près tous les défauts peuvent se défendre, il existe une réponse qui est totalement rédhibitoire : lorsqu’un candidat avoue l’une de ses imperfections sans l’expliquer. Pour Louis Grummer, « c’est la preuve qu’il ne s’intéresse pas suffisamment à l’entretien pour prendre la peine de développer ou, pire, qu’il manque de recul sur sa propre personne. »

Il faut prendre en compte le poste et votre profil

Certains défauts sont plus graves en fonction du poste visé. Chez un informaticien, la timidité n’est pas un obstacle insurmontable. Chez un commercial, elle devient plus problématique. Si l’autorité peut être un atout pour un directeur, elle est en revanche moins appréciée chez les assistants. Quelqu’un qui travaille mieux dans l’urgence rencontrera des difficultés s’il vise un poste dans lequel il faut suivre des dossiers sur du long terme, alors que ce sera un véritable atout pour une entreprise cherchant un employé capable de gérer rapidement des situations imprévisibles.

De même, l’expérience du candidat joue sur la tolérance des recruteurs, comme l’explique Stéphane Thiriet : « on accepte assez facilement certains défauts chez les juniors mais ils sont beaucoup plus gênants chez les profils expérimentés. » Car les employeurs considèrent que les jeunes professionnels peuvent encore faire des progrès, alors que des faiblesses persistantes chez des seniors sont plus difficiles à gommer. Ainsi, un junior qui avoue être impatient se tempérera sans doute avec le temps. Chez un candidat qui a trente ans de carrière derrière lui, l’impatience fera redouter une précipitation dans l’accomplissement des tâches, voire des changements d’humeur difficiles à supporter pour ses collègues.

Reste que certains défauts sont plus facilement justifiables que d’autres, quel que soit le profil, car leur contrepartie positive est évidente. Louis Grummer donne l’exemple de quelqu’un qui se considère têtu : « si un candidat m’avoue ce défaut, je pars aussitôt du principe qu’il ira au bout de tout ce qu’il entreprendra, et dans la vie professionnelle, c’est forcément une qualité. »

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