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Cloud : le marché mondial à la loupe des analystes
27 juillet 2015
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Le marché du Cloud dans le monde continue d’afficher une forte croissance. Les investissements dans le Cloud public augmentent légèrement plus vite que ceux du Cloud privé. Les cabinets d’études apportent un éclairage sur les principales tendances - leviers et freins.

Selon le cabinet d’études IDC, les dépenses d’infrastructure sur le Cloud devraient augmenter de 26% en 2015 dans le monde.

La principale raison ? Elles sont notamment tirées par les investissements nécessaires pour les data-centres de Cloud public, du fait notamment que les ‘service providers’ du Cloud continueront de soutenir ce marché et de développer leurs offres s’y rapportant.

En 2015, un tiers des dépenses IT

Ces dépenses d’infrastructure IT (serveurs, baies de stockage et commutateurs réseaux) devraient croitre de 26,4% en 2015 à 33,4 milliards de dollars, ce qui représentera un tiers des dépenses IT totales (en hausse de 28,1% en 2014).

Les dépenses d’infrastructure pour les infras de Clouds privés augmenteront de 16,8%, tandis que les dépenses pour les infras du Cloud public augmenteront de 32,2% en 2015 à 21.7 milliards de dollars. En contrepartie, les dépenses IT sur les infras non Cloud stagneront à 67 milliards.

Toujours selon IDC, ces augmentations de dépenses se vérifieront dans la plupart des régions du monde, dont l’Europe, et pour toutes technologies existantes. Les dépenses en Cloud public continueront de dépasser celles pour Clouds privés.

Tendance trimestrielle : confirmation

Selon les chiffres d’IDC, tout récents, cette tendance vient d’être confirmée par les résultats du 1er trimestre 2015 : les dépenses mondiales dans les infrastructures Cloud ont cru de 25,1% à 6,3 milliards de dollars sur les 3 premiers mois de l’année. « C’est la deuxième plus forte hausse depuis 5 trimestres écoulés ».

La part des dépenses d’infra Cloud a cru à 30% des dépenses totales IT sur ce trimestre (contre 26,4% en 2014, même période). Les revenus provenant des infrastructures de Cloud privés ont cru de 24,4% d’un année sur l’autre à 2,4 milliards contre 25,5% à 3,9 milliards pour les Clouds publics. En contrepartie, le segment des infras IT non Cloud a augmenté de 6,1% sur ce même trimestre.

Le Top 5 des ventes des fournisseurs d’infrastructure Cloud dans le monde, au 1er trimestre 2015. Source : IDC, juillet 2015.

D’ici à 2020, progression annuelle de 15,6%

Pour les 5 ans à venir (2015-2019), IDC prévoit que les dépenses d’infrastructures Cloud augmenteront à un taux moyen annuel de 15,6% pour atteindre 54,6 milliards dès 2019, ce qui représentera non plus un tiers mais près de la moitié des dépenses (46,5%) dans les infrastructures IT. Dans le même temps, les dépenses en infrastructure IT non Cloud diminueront annuellement de -1,4%. Les investissements dans le Cloud public augmenteront légèrement plus : à 16,5%.

En 2019, IDC escompte que les ‘service providers’ du Cloud, à eux seuls, dépenseront 35,3 milliards de dollars sur des infrastructures IT pour des services de Cloud public, tandis que les dépenses pour les infrastructures de Cloud privés atteindront 19,2 milliards.

En 2020, on ne dira plus ‘privé / public’…

Il est intéressant de noter que selon IDC, à partir de 2020, on devrait cesser de parler de Cloud privé et de Cloud public pour ne mentionner que ’le Cloud’, l’hybridation étant à son terme.

« Les entreprises clientes évaluent aujourd’hui encore des approches différentes pour l’adoption du Cloud : certaines choisissent d’intégrer le Cloud public dans leur stratégie IT et d’autres préfèrent construire leur propres Clouds privés ou recourir à des parties tierces, voire à mixer les deux démarches », explique Natalya Yezhkova, directeur de recherche chez IDC.

Forrester Research : domination du SaaS

Une étude Forrester Research (03/2015) confirme la bonne santé du marché mondial du Cloud public : il devrait atteindre 191 milliards de dollars en 2020 (contre 58 milliards en 2013).

A cette date, les applications SaaS (Software as a service) sur le Cloud public devraient, à cette date, se tailler la part du lion avec 133 milliards de dollars. Les plateformes Cloud devraient peser 44 milliards et les services métiers du Cloud 14 milliards.

Le marché du Cloud public d’ici 2020. Source Forrester.

KPMG : les justifications majeures du Cloud

Une autre étude auprès d’un panel mondial de DSI, signée de KPMG (enquête auprès de 500 DSI, 12/2014), met en exergue trois raisons majeures poussant les responsables IT à implémenter des services Cloud :

  • l’amélioration de l’efficacité métiers, pour 73%
  • l’amélioration du niveau des automatisations de services, pour 72%
  • la réduction des coûts pour 70%

53% des dirigeants d’entreprise interrogés ont précisé que trois préoccupations importantes les ont poussé à opté pour le Cloud :

  • le risque de pertes de données et notamment celles confidentielles concernant les personnes
  • les risques de vol pesant sur la propriété intellectuelle (brevets, licences...)
  • l’impact en termes de modernisation de leur organisation IT

L’étude KPMA confirme que la sécurité et la protection des données confidentielles sont devenues les deux premières raisons d’être du Cloud, alors qu’en 2012, c’était la réduction des coûts qui primait.

Toujours selon l’enquête annuelle de KPMG, 73% des entreprises ayant adopté le Cloud ont constaté une amélioration de leurs performances ‘métier’, et pour 35%, ce sont d’abord des applications de ’business analytics’ qui sont considérées comme cible principale.

Gartner : l’adoption du Cloud progresse

Selon le cabinet Gartner (mars 2015 enquête auprès de 2800 DSI « Flipping to Digital Leadership : The 2015 CIO Agenda, 03 2015 »), beaucoup de dirigeants restent encore hésitants à opter pour des solutions Cloud dans leurs nouveaux projets IT. Ils se satisfont de ce qu’ils exploitent déjà dans leur datacentre. Pourtant, presque la moitié des DSI interrogés considèrent le Cloud comme une « option viable » et non plus comme un projet expérimental. C’est le cas pour la plupart des projets IT « qui requièrent de la part des principaux fournisseurs d’infrastructures un élargissement de leur offre ‘systèmes’ en vue d’une adoption de services Cloud ».

Les entreprises utilisatrices qui n’envisagent pas de recourir à des solutions SaaS du Cloud sont très minoritaires : seulement 9%, constate le Gartner. Et elles ne sont que 15 % à refuser des projets IaaS (infrastructure-as-a-service).

Risques : les 6 raisons d’échec du Cloud privé

Le Gartner résumé ainsi les six causes d’échec du Cloud privé :

  • se focaliser sur la réduction des coûts et non sur l’agilité
  • manquer d’ambition : réduire le projet à la virtualisation et à une prolifération de VM
  • inversement, vouloir en faire trop en pensant tout optimiser
  • rater le changement du modèle opérationnel. Car le Cloud agile nécessite des process agiles ; ainsi que des supporters parmi le top-management
  • manquer le changement du modèle de financement, en oubliant le modèle de services payants facturés ou facturables
  • se tromper de technologies, et faire des choix ponctuels tactiques au lieu de fixer des orientations stratégiques à long terme

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