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L’anglais, facteur de développement et d’employabilité
22 janvier 2016
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l’anglais reste une formation parmi d’autres, une compétence au même niveau que la bureautique, fréquemment dispensée et encore trop souvent à la demande, sans forcément analyser les besoins préalables ou connexion avec les exigences business.

Alors que la France vient de passer à la 37ème place, sur 70, de l’index international des pays selon leur niveau d’anglais* (étude EPI), comment diminuer l’impact des barrières linguistiques ? Comment relever les challenges stratégiques de développement à l’international ? L’hexagone était positionné à la 29ème place lors de la précédente édition de l’étude. Or l’anglais représente un vrai sujet de compétitivité dès lorsqu’on aspire à travailler avec, et, à l’international. Si notre niveau d’anglais ne baisse pas, il stagne. Pourtant, de nouveaux pays investissent davantage pour perfectionner leur maîtrise de l’anglais. Ce classement reflète une réalité, que l’on peut constater, déplorer, à tous les niveaux : l’anglais n’est pas considéré comme stratégique en France... ou plutôt, chacun a conscience qu’il est important de parler correctement la langue des affaires, mais personne ne se donne les moyens nécessaires pour faire progresser le niveau général.

Cela est vrai au niveau de l’éducation primaire, secondaire mais aussi en entreprise. Prenons l’exemple de la Suède, pays maîtrisant le mieux l’anglais : beaucoup de lycées pratiquent un enseignement bilingue dans un certain nombre de cours. Pas étonnant dès lors que le niveau d’anglais de la population soit élevé. Il y a une véritable prise de conscience collective que l’anglais supporte le développement du pays à l’international. La Suède, petit pays par la taille, a besoin de parler anglais pour soutenir son économie, les suédois en ont besoin pour partir en vacances en dehors de leur pays natal...

En France, nous n’en sommes pas à ce degré de maturité, bien sûr notre environnement est différent, davantage de personnes parlent français dans le monde. Mais nous ne pouvons plus nous permettre de passer à côté d’opportunités en raison de problèmes de communication. Quand on regarde le sujet de près, l’anglais a un réel impact économique, qu’il est d’ailleurs possible de mesurer. En effet, des corrélations claires ont été établies entre le niveau d’anglais d’une population et les indicateurs socio-économiques du pays tels que le revenu, l’innovation, l’espérance de vie... C’est le rôle des pouvoirs publics que d’enraciner l’anglais dans le système éducatif français. Notre capacité à apprendre est tellement plus importante enfant, c’est bien connu !

L’anglais, un nécessaire tremplin pour les échanges économiques

Du point de vue des entreprises, de nombreux projets échouent ou sont mis à mal en raison des problèmes de communication de leurs salariés. Autrement dit en raison du niveau d’anglais trop faible des collaborateurs. On cite souvent les énormes problèmes rencontrés au moment de la construction de l’Eurotunnel (plus d’un an de retard, explosion du budget...) en majeure partie dus aux problèmes de communication entre les équipes françaises et britanniques. Peu de personnes se disent complètement aptes à travailler avec leurs collègues ou clients situés à l’étranger. On imagine assez facilement les retards, malentendus, problèmes générés à cause de ces lacunes linguistiques.

On observe deux types de situation aujourd’hui au niveau des entreprises. Certaines, qui évoluent souvent dans des milieux très internationaux, ont conscience de l’importance de l’anglais et exigent un niveau minimum de la part de leurs salariés. D’autres vont même à recruter des collaborateurs bilingues pour des fonctions bien identifiées ou dans certaines entités. Mais pour la plupart encore, l’anglais reste une formation parmi d’autres, une compétence au même niveau que la bureautique, fréquemment dispensée et encore trop souvent à la demande, sans forcément analyser les besoins préalables ou connexion avec les exigences business.

Dans des contextes d’économie moribonde, où les recrutements à l’externe sont souvent gelés, l’anglais est plus que jamais un facteur d’employabilité, de développement et de mobilité... sans oublier d’aisance et de bien être dans son travail. Rares sont ceux qui n’ont jamais été confrontés à une certaine gêne au moment de prendre la parole ou de faire une présentation en anglais. Beaucoup de salariés sont aujourd’hui freinés dans leur développement, se refusent ou se voient refuser une mobilité à l’internationale en raison de leur anglais défaillant.
Si une remise à niveau est toujours possible, souvent sous forme de séjours en immersion intensifs quand il s’agit d’une prise de poste urgente, rien ne remplace un apprentissage constant, flexible, adapté aux besoins individuels.

Plus d’informations sur EF Corporate Solutions : www.ef.com/corporate



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