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Cogérance dans une SARL : faut-il s’associer à 50/50 ?
11 mai 2016
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Vous voulez être deux associés égalitaires dans votre SARL ? Voici des solutions pour éviter le piège de la cogestion à 50/50...

Ça y est, vous êtes décidé, vous allez créer votre société. Vous avez monté votre business plan et, bonne nouvelle, vous avez trouvé l’associé parfait pour vous accompagner dans cette nouvelle aventure.

Comme vous avez des profils complémentaires et que vos apports sont similaires, vous avez décidé de devenir associés égalitaires, à 50-50.

Sauf que cette situation est loin d’être sans risque…

Toujours envisager les éventuels désaccords à venir

Dans une SARL détenue à 50-50, il faut savoir que toutes les décisions relatives à la vie de la société (celles qui nécessitent la majorité absolue comme celles à la majorité relative) vont devoir être prises à l’unanimité.

Il faut, dès lors, envisager l’hypothèse de futurs désaccords et de conflits à venir. Pour l’instant, tout fonctionne bien mais qu’en sera-t-il dans un, cinq ou dix ans ?

Que se passera-t-il si vous ne parvenez pas à vous entendre sur une orientation stratégique à prendre ou sur des investissements à réaliser, si vous vous apercevez que vous n’avez pas la même vision de l’entreprise ou les mêmes valeurs que votre associé ?

Ce ne sont pas les motifs de blocage qui manquent, même lorsque les deux associés sont de bonne foi.

Il est donc essentiel d’anticiper cette situation en prenant, en amont, les précautions qui s’imposent.

Les solutions pour éviter les conflits

La solution la plus simple pour ne pas se retrouver dans une impasse est d’opter pour une répartition du capital à 51-49. Ainsi, l’associé majoritaire aura le dernier mot et l’entreprise pourra continuer à avancer.

Néanmoins, cette option peut être problématique : quand les deux associés se sont investis en amont, la volonté d’être strictement égalitaires peut être très forte.

Dans ce cas, vous pouvez aussi choisir d’intégrer au capital de votre SARL un troisième associé qui jouera le rôle d’arbitre grâce à un nombre minimal de parts sociales.

Généralement, les associés répartissent le capital social ainsi : 49-49-2.

Quand tout se passe bien, les deux principaux associés gèrent l’entreprise à égalité, exactement comme ils le feraient dans un schéma à 50-50. En cas de désaccord, l’associé de confiance tranche le litige puisqu’il permet de dégager une majorité (49+2 =51) et donc, de prendre une décision.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Comment avez-vous procédé pour votre entreprise ?

Gautier-girard.com/

Vos réactions

  • S’associer pour créer une entreprise ne se réduit pas sur le montant des apports, il est plutôt l’œuvre d’une certaine confiance des coassociés qui se mettent ensemble pour faire grandir un business . Au début , il ya une ambition , une passion émanant d’une personne que celle-ci soit d’un des associés ou d’une tierce personne accompagnée d’une croyance en la valeur d’une personnalité capable de faire évoluer l’idée . Donc le mieux c’ est soutenir une personne à monter un business en finançant une partie nécessaire à la création que de vouloir s’unifier à la gestion. Concrètement cela signifie que l’on peut avoir plus de parts et ne pas avoir le pouvoir décisionnel . Oui cela doit être réglé bien avant le début de l’activité si un des associés est appelé à diriger l’entreprise , dans le cas contraire il faudrait trouver quelqu’un d’un commun accord pour l’administrer .

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