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30 phrases à ne jamais dire à votre supérieur
13 juin 2016
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Dans le monde du travail, la diplomatie est reine. Vous pouvez tout dire à votre supérieur, mais il faut savoir y mettre les formes. Florilège de ces phrases à bannir.

L’honnêteté est la meilleure politique à adopter sur votre lieu de travail. Mais comme toutes les règles, celle-ci a son lot d’exceptions. Il est important de faire attention à ce que vous dites à votre supérieur car la moindre erreur peut mettre un terme à votre carrière", explique Ryan Kahn, coach de carrière, fondateur de The Hired Group et auteur du livre "Hired ! The Guide for the Recent Grad."

Il y a des choses évidentes à ne pas dire à votre employeur, mais la clé est de disséquer les petites choses dans vos échanges.

Lynn Taylor, experte du monde du travail et auteur du livre "Tame Your Terrible Office Tyrant : How to Manage Childish Boss Behavior and Thrive in Your Job", est d’accord. "Certains commentaires et questions basés sur des perspectives négatives peuvent vous mettre en porte-à-faux avec votre patron", explique-elle. Si vous continuez à les employer très souvent, ces phrases peuvent saboter un poste qui, par ailleurs, est très bien."

C’est un bon exercice de marquer une pause avant de laisser échapper un commentaire que vous pourriez ensuite regretter et analyser l’objectif que vous essayez d’atteindre et la réaction que pourrait avoir votre supérieur.

"Si vous pensez que vous pourriez regretter ce que vous vous apprêtiez à dire, c’est que vous le regretterez probablement. "Il est préférable d’attendre que vous ayez cristallisé vos pensées en un dialogue plus convenable et professionnel," affirme-elle.

Outre ce qui est évident (comme les insultes et grossièretés) voici quelques mots et phrases à ne jamais dire à votre employeur.

"Vous avez tort"
"Critiquer ouvertement ou pointer du doigt les erreurs de votre patron est un moyen efficace pour vous faire exclure des prochaines réunions ou vous faire ignorer quand vous levez la main pour prendre la parole", déclare Rosalinda Oropeza Randall, spécialiste des bonnes manières et auteur du livre : "Don’t Burp in the Boardroom".
Si vous pensez que votre supérieur a commis une erreur, il existe de meilleurs moyens de le lui signaler, explique-t-elle.
Vous pouvez lui dire : "je peux me tromper, mais j’ai eu l’impression que…" Ainsi, vous le poussez à réexaminer et corriger l’information si nécessaire sans le mettre sur la défensive. "Quelle que soit la formule que vous employiez, utilisez un ton cordial et aimable", conseille Randall.

"Je ne peux pas"
Une attitude volontaire est appréciée et recherchée. "Je ne peux pas" montre à la fois un manque de confiance et une réticence à prendre des risques, ce qui ne vous fera pas aimer par votre employeur.

"Cela ne fait pas partie de mon travail"
La description des tâches d’un poste n’est jamais gravée dans le marbre. Les équipes polyvalentes sont à l’ordre du jour, vous êtes censé être flexible et "faciliter la vie" de votre supérieur, explique Taylor.
"Soit dit en passant, plus vous accumulerez des compétences, plus vous deviendrez indispensable", poursuit la spécialiste.
Dire que vous ne voulez pas aller au-delà de votre rôle montre que vous ne souhaitez pas non plus contribuer à la réussite de l’entreprise, ajoute Kahn.

"Je ne sais pas"
Avouer son ignorance peut être une solution de facilité.
"Vous n’avez peut-être pas réponse à toutes les questions mais faire de votre mieux pour y répondre et promettre de chercher la solution est bien mieux que de hausser les épaules", déclare Taylor.
Selon elle, "chaque fois que votre employeur devra faire le travail à votre place, sachez que vous n’êtes pas sur la bonne voie".

"Non"
Vous pouvez dire non, mais avec tact.
"Vous devez être coopératif et poli. "Dire ’non’ à votre supérieur est un challenge qui peut parfois s’avérer nécessaire, mais également inapproprié si vous ne l’exprimez pas correctement et sans donner d’explications", affirme Taylor.
"Par exemple, si votre employeur vous demande si vous avez du temps à consacrer à un dossier dans la journée, ne répondez pas un simple non". Essayez plutôt quelque chose comme "Ça va être compliqué de le faire aujourd’hui si vous souhaitez toujours que je travaille sur la présentation. Préférez-vous que je m’occupe du projet que vous venez de me confier à la place ?"

"J’essayerai"
Dire qu’on essaie laisse planer un sentiment d’incertitude.
Certaines personnes pensent que c’est une réponse acceptable car nous "essayons" tous de faire les choses du mieux que nous pouvons. Cependant, cette réponse laisse votre patron dans l’incertitude et quand il vous donne des tâches, il compte sur vous pour les accomplir et ce dans un délai précis, explique Taylor.
"Imaginez que vous demandiez à votre supérieur : ’signerez-vous mon chèque le 15 ?’ et qu’il vous réponde ’j’essayerai’", s’amuse-elle.

"Ce n’est pas ce que j’ai entendu"
Les ragots sont à bannir...
Il est judicieux d’éviter les bruits de couloirs et les conjectures car cela peut vous retomber dessus. Si vous n’êtes pas sûr d’une chose, attendez sinon vous risquerez d’avoir l’air de ne pas être professionnel.

"Que pourrai-je en tirer ?"
On peut être désintéressé dans la vie.
Parfois vous serez amené à aider vos collègues ou d’autres départements. Les employeurs n’apprécient pas le manque d’esprit d’équipe, déclare Taylor.

"Désolé, mais…"
Ne cherchez pas de circonstances atténuantes.
"L’avertissement annule tout sentiment sincère d’excuse", explique Taylor. Un ’je suis désolé’ franc suivi de ’je ferai bien plus attention la prochaine fois’ est la réponse que votre patron attend de vous après que vous avez fait une erreur".

"Ma rupture m’a bouleversé. Je n’ai pas la tête à travailler aujourd’hui"
Essayez de ne pas amener votre vie perso au bureau.
Tout le monde doit faire face à des problèmes personnels de temps en temps, c’est à ce moment-là que votre professionnalisme sera mis à l’épreuve," déclare Randall.
"Sans vouloir minimiser votre douleur, les besoins de votre supérieur ne devraient pas être laissés en suspens simplement parce que vous avez besoin de temps pour vous faire à votre rupture," affirme Randall. Dans ces cas-là, vous devriez envisager de prendre un congé maladie ou appeler votre maman pour un peu d’amour et de tendresse".

"J’ai fait de mon mieux"
Cette excuse ne plaide pas en votre faveur.
C’est une excuse trop facile. Si vous avez commis une erreur alors que vous avez fait de votre mieux, ce n’est pas très flatteur pour vos capacités. Il vaut mieux répondre la "prochaine fois ce sera parfait."

"J’ai déjà essayé"
Eh bien essayez autrement...
Les supérieurs ne supportent pas la paresse. "Demandez-vous si vous avez vraiment essayé l’option en question avant de la rejeter," suggère Taylor. "Votre patron a peut-être autre chose en tête".
Ou bien, vous pouvez lui expliquer que vous appréciez sa suggestion, que vous avez déjà essayé XYZ et avez obtenu tel et tel résultat – mais que vous seriez ravi d’essayer quelque chose de plus efficace.

"Je vais démissionner"
Les menaces sont improductives.
"Ne menacez pas de quitter l’entreprise", déclare Kahn. "Ce comportement n’est pas professionnel et ils penseront que vous n’êtes pas fiable".

"J’ai cru que…"
Une phrase pour le moins frustrante...
Cette phrase frustre beaucoup d’employeurs car ils préféreraient entendre que vous avez fait une erreur de jugement et que vous en avez tiré une leçon plutôt que des excuses. Se tromper est humain, mais rejeter la faute peut ruiner une carrière.

"Dans mon ancienne entreprise, on faisait comme ça"
Ne jouez pas au je sais tout...
Aucun supérieur n’aime les Monsieur/Madame je-sais-tout, alors si vous pensez pouvoir mieux faire, dites-le avec précaution. "Il vaut mieux changer les réponses délicates en questions plutôt que d’être agressif".

"Ce n’est pas ma faute, c’est celle de Jean"
Si vous êtes en faute, assumez.
"C’est traitre de s’amuser à rejeter la faute. Si vous êtes innocent, expliquez pourquoi mais n’impliquez pas vos collègues si vous êtes le premier responsable", déclare Taylor.
"Il est essentiel de prendre ses responsabilités," ajoute Kahn. "Si vous êtes constamment perçu comme celui qui pointe les autres du doigt, votre patron finira par se demander qui est vraiment fautif."

"Si je n’ai pas de réponse de votre part, je…"
Ne menacez pas votre chef...
Cette phrase est menaçante. Il vaut mieux attendre plutôt que de se faire remonter les bretelles plus tard.

"Votre prédécesseur faisait ça autrement/mieux"
Adaptez vous à la nouvelle situation.
"Les patrons pensent généralement que leurs méthodes sont préférées à celles de leurs prédécesseurs car maintenant c’est eux qui occupent le poste," explique Taylor.
"A moins qu’il ne commette vraiment une erreur, n’embêtez pas votre supérieur avec "les anciennes méthodes" simplement parce qu’elles sont plus pratiques pour vous."

"Je ne peux pas travailler avec lui/elle"
Pas de querelle de maternelle dans l’open space.
Ne pas s’entendre avec les autres est une mauvaise chose à l’école primaire et c’est encore plus inacceptable dans le monde du travail.
On présume que vous êtes capable de laisser les conflits personnels de côté pour pouvoir fournir d’excellents résultats.

"C’est un idiot"
Ne médisez pas d’un collègue dans son dos.
"Votre supérieur attend de vous que vous respectiez la règle d’or et ce n’est pas en dénigrant vos collègues que vous redorerez votre blason. Ça nuit simplement à votre image," affirme Taylor.

"Pourquoi est-ce que Jeanne fait toujours… ?"
Ne jouez pas au petit rapporteur...
Un employé qui se plaint, c’est désagréable. "Si vous avez une plainte, demandez plutôt comment vous pourriez obtenir un certain privilège en laissant les autres en dehors de la discussion," suggère-t-elle.

"Je m’ennuie"
Vous êtes payé pour être dynamique.
"Il est possible que vous ayez un moment de faiblesse et partagiez votre ennui avec la mauvaise personne : votre employeur. Vous êtes payé pour être productif et rester enthousiaste : c’est à vous de rendre votre poste intéressant."

"Pourrais-je en parler à votre supérieur ?"
Ne remettez pas en question l’autorité de votre supérieur.
"En passant outre votre supérieur, vous remettez en question son autorité, une situation de laquelle vous sortirez perdant, à moins que vous soyez sur le point de démissionner (ou d’être licencié) et que vous ne disposiez d’aucun autre recours," explique Taylor.
Si vous comptez parler aux ressources humaines, ne menacez pas votre employeur avant de le faire.

"Je n’ai pas de solution"
Face à un problème, présentez une solution.
Ne parlez pas des problèmes à votre patron sans lui soumettre des solutions potentielles, suggère Kahn. "Les leaders parlent de solutions, les suiveurs parlent des problèmes".

"Il faut que je te parle du garçon que j’ai rencontré hier soir"
Certains sujets n’ont pas leur place au bureau.
"Il arrive parfois qu’une relation employeur-employé évolue en une amitié. Cependant, il n’est pas sage de partager des histoires intimes au bureau", explique Randall.
"Et si un de vos collègues entendait des détails croustillants de votre conversation ? Vous ou votre supérieur pourriez faire l’objet d’un rapport pour harcèlement sexuel ou conversation inappropriée", poursuit-elle.

"Pourquoi est-ce qu’il a ça et pas moi ?"
Concentrez-vous sur vous même.
Concentrez-vous sur votre propre carrière, pas sur le salaire et les promotions des autres, à moins que vous ne constatiez un favoritisme flagrant. "Si c’est le cas, vous pouvez opter pour une discussion plus professionnelle une fois que vous avez bien réfléchi aux faits", déclare Taylor.

"Je suis assez occupé. Ça peut attendre ?"
Adaptez-vous aux priorités.
Il est de votre devoir de demander à votre employeur si les priorités ont changé car vos objectifs doivent correspondre aux siens. "Il est très rare que les priorités restent les mêmes, alors, dans la plupart des cas, la meilleure option est de demander si vous devez les réorganiser".

"C’est impossible"
Votre supérieur ne veut pas entendre de la négativité ou un manque de conviction. Si vous avez des soucis, parlez-en et demandez l’avis de votre employeur.
"Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez partager vos opinions avec votre patron ou lui poser des questions délicates est de vous mettre à sa place", suggère Taylor. "Vos questions et commentaires reflètent-ils une attitude positive, capable et confiante ? N’oubliez pas : trop en dire peut vous nuire. Choisissez soigneusement vos mots lorsque vous vous sentez en difficulté au travail si vous voulez évoluer dans votre carrière".

"Je serai absent les prochains jours" ou "je partirai plus tôt demain"
N’informez pas votre employeur que vous partez en vacances ou que vous quitterez le bureau plus tôt – demandez-le-lui ou soumettez-lui poliment l’idée, c’est bien plus professionnel.
Vous n’êtes pas un enfant, vous n’avez pas à lui demander la permission comme tel : "puis-je prendre des jours de congé lundi, mardi et mercredi s’il vous plait ?" Mais essayez plutôt : "je prévois de prendre des congés lundi, mardi et mercredi, je voulais juste m’assurer que vous étiez bien d’accord."

"Je peux partir plus tôt aujourd’hui puisqu’il n’y a pas beaucoup de travail ?"
Ce n’est pas un problème que vous deviez partir plus tôt, mais ne dites pas que c’est parce qu’"il n’y a pas beaucoup de travail" ou que vous n’avez "rien à faire."
"Il y a toujours des projets en cours. Les patrons veulent que vous fassiez preuve d’initiative," explique.

Article de Jacquelyn Smith et Rachel Gillett.
Traduction de Soraya Bouznada, JDN.
Voir l’article original : "30 things ou should never sa to your boss."



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