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Leçons d’entreprise N°177 : Le succès d’une nouvelle entreprise dépend de chacune des décisions prises par son propriétaire
11 juin 2019
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La Banque de développement du Canada propose quatre leçons apprises à la dure par de nouveaux entrepreneurs.
La leçon ? « Soyez suffisamment préparé avant de vous lancer. Ce n’est pas parce que ça marche à petite échelle que ça va marcher à grande échelle. »
Le succès d’une nouvelle entreprise dépend de chacune des décisions prises par son propriétaire.

La Banque de développement du Canada propose quatre leçons apprises à la dure par de nouveaux entrepreneurs.

1. ÉTABLIR DES PROCESSUS CLAIRS DÈS LE DÉPART

Occupée qu’elle était à lancer son entreprise et recruter des clients, la Britanno-Colombienne Toni Desrosiers n’a jamais pris le temps d’établir des processus clairs. « Quand vos revenus augmentent de 40 % par année, l’idée d’avoir en plus à documenter des processus est une folie », dit-elle. Et pourtant. Elle a rapidement constaté que « sans processus clairs, vous ne pourrez jamais croître, car vous aurez constamment le nez dans votre entreprise ».

Lorsqu’une de ses employées est partie en congé de maternité, le fait qu’aucun processus formel n’avait été couché sur papier pour référence rendait très difficile le fait de dénicher un remplaçant. En fait, la formation des nouveaux employés était extrêmement longue et difficile, car aucun manuel de procédures n’existait.

« C’est là que j’ai entrepris de documenter les processus et les procédures dans un manuel. À présent, dès que je fais quelque chose qui est intuitif pour moi, je le note par écrit quand j’ai terminé le travail. J’encourage tous les membres de mon équipe à contribuer. Nous traduisons notre façon de faire en processus enseignables. Cela nous permettra d’être plus productifs et facilitera la formation des nouveaux employés », relate Toni Desrosiers.

2. UN PORTRAIT FINANCIER BIEN PRÉCIS

Louis-Philippe Noël, fondateur d’Innvue, à Québec, offre des services de technologie et d’information pour l’industrie hôtelière.

C’est alors qu’il cherche à s’adjoindre un contrôleur financier, l’an dernier, qu’il constate qu’il n’a pas d’idées précises de ce qui se passe au plan financier.

« Je n’avais pas le portrait financier complet de mon entreprise. Lorsque nos états financiers ont été mis à jour à la fin de l’exercice, j’ai eu une énorme surprise : des dépenses que je n’avais pas vues passer. Les revenus avaient augmenté, mais les dépenses avaient progressé à un rythme beaucoup plus élevé. »

Résultat, son année a été beaucoup moins profitable que ce à quoi il s’attendait. Son erreur ? « Ne pas avoir un aperçu des indicateurs financiers de l’entreprise sur une base régulière », ce qui l’empêchait d’apporter des correctifs nécessaires, et rapidement. Le fait est qu’on ne peut pas améliorer ce qu’on ne mesure pas, a découvert Louis-Philippe Noël.

3. IL FAUT ÊTRE PATIENT

Le fromager Shep Ysselstein a lancé Gunn’s Hill Artisan Cheese en Ontario en 2011. Ayant testé sa recette sur de petites quantités, produisant à peine une dizaine de kilos par jour, il juge qu’il est prêt pour la grande aventure et ouvre sa fromagerie.

Il tente alors de décupler sa production dès les premiers jours, espérant alimenter tous les gourmets de la région. Il produit 150 kilos par jour, chaque jour.

« Environ 3 000 kilos de ma production ont mal tourné, relate Shep Ysselstein. Nous en avons vendu à des amis et à des proches, nous en avons donné à des banques alimentaires, mais nous avons dû en jeter. Nous avons perdu de l’argent. »

Son impatience ayant failli lui coûter son entreprise, il constate, avec le recul, qu’il aurait dû produire d’abord de plus petites quantités, attendre et voir le résultat, puis produire plus, au lieu d’y aller à fond de train tout de suite.

La leçon ? « Soyez suffisamment préparé avant de vous lancer. Ce n’est pas parce que ça marche à petite échelle que ça va marcher à grande échelle. »

4. NE PAS FAIRE LA MÊME ERREUR DEUX FOIS

Pour le nouveau service d’impression commerciale WOW Factor Media, en Saskatchewan, l’acquisition de nouveaux clients et la croissance du chiffre d’affaires primaient sur tout.

Même sur la gestion des comptes clients.

« On faisait tout pour obtenir des contrats, et on pensait au paiement plus tard. On envoyait les factures en espérant que les comptes fournisseurs de nos clients finissent par les remarquer et nous payer. Quelle naïveté ! », relate le fondateur Joel Pinel.

Les employés étaient payés, les commissions versées, les factures réglées. Mais les clients ne payaient pas, occasionnant des comptes clients atteignant les six chiffres.

Joel Pinel craignait de faire fuir les clients en exigeant qu’ils paient promptement. Il a pourtant dû embaucher un responsable des comptes clients, qui faisait le suivi des factures et relançait les retardataires.

« La situation s’est nettement améliorée. Nous sommes payés dans les délais. Je n’avais donc aucune bonne raison de m’inquiéter que les clients aillent voir ailleurs. Ils sont tout à fait disposés à payer », conclut Joel Pinel.

Conseiller.ca



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