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« Tous ceux qui seront concernés, même mes proches et les membres du gouvernement, répondront de leur actes devant la justice » (Roch Kaboré)
15 juillet 2016
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Exclusive ! Pourrait-on dire de l’interview qu’accordé le président du Faso Roch Kaboré à Jeune Afrique. Dans cette livraison du 10 au 16 juillet 2016 du n°2896, le chef de l’Etat n’a balayé aucune des questions du revers de la main. Du referendum, à la situation politique, en passant par le « cas » Zida au dossier de justice notamment celui du putsch, de Thomas Sankara et Norbert, Roch Kaboré rassure une fois de plus l’opinion nationale et internationale.

C’est à partir de 2017 que le Burkina pourrait amorcer sa grande vitesse V pour ce qui est la relance économique. Cela parce que, explique le président, le nouveau pouvoir a hérité d’un budget élaboré par les autorités de la transition modifié qu’à la marge. Roch, espère cependant avec la rédaction du Plan national de développement économique et social (PNDES) du Burkina Faso. Un plan qui sera soumis au partenaire à la fin de l’année. « Et c’est qu’à ce moment-là que nous mobiliserons l’ensemble des ressources nécessaires à sa réalisation qui s’élève à près de 10 000 milliards de FCFA », précise-t-il. Le chef de l’Etat est aussi conscient de la dette intérieur, mainte fois revenue à des rencontres. De l’ordre de 75 milliards de FCFA vis-à-vis du secteur privé, il n’est pas surmontable selon le Président. Les résultats du contrôle des services de l’Autorités supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), environ 35 milliards représentent des créances « normales ». Pour ce qui est du reliquat, il a été demandé aux fournisseurs de compléter leurs dossiers. Il est évident, foi du Président, que l’Etat va payer une partie de cette dette.

Le referendum aura lieu fin 2016 ou début 2017

La commission constitutionnelle est déjà installée depuis début juillet. Les débats de fonds vont s’en suivre avec une large explication de ce que sera cette nouvelle constitution dans les différentes régions du Burkina. Si tout se passe bien, confie le Président, le référendum pourrait se dérouler fin 2016 ou début 2017. Quant à la libération des ténors du CDP que d’aucun pourrait considérer comme une volonté d’apaisement, Roch Kaboré a confié qu’il n’a rien à voir avec ces libérations, respectant pour sa part, l’indépendance de la justice. Avec Zéphirin, le leader de l’opposition burkinabè, le « courant passe bien ».

Quid des dossiers Gilbert Diendéré, Djibril Bassolet ?

« Ils sont toujours en cours de traitement par la justice, selon le Président qui laisse entendre qu’il n’est pas de son ressort de fixer des délais. Il espère cependant qu’elle sera réglé d’ici la fin de l’année. L’ex-Président du Burkina, Blaise Compaoré, devra rendre compte selon Roch Kaboré. Il doit, poursuit-il, répondre de ce qui lui est reproché devant les tribunaux du Burkina. Sur le changement de sa nationalité – de Burkinabè à Ivoirien- Roch estime que pour un homme d’Etat de sa trempe, cela est très peu honorable de sa part.

Le mandat d’arrêt contre Soro Guillaume nous a mis dans une position ridicule

« Nous avons effectivement lancé un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, mais nous avons reçu une correspondance d’Interpol nous informant que ce mandat ne pouvait être exécuté compte tenu de son statut de l’immunité diplomatique dont il bénéficie. Nous nous retrouvions dans une position ridicule : maintenir un mandat d’arrêt inopérant », a indiqué le président du Faso dans Jeune Afrique, qui, à la question de savoir si la justice ivoirienne décidait de ne pas poursuivre Soro, il a répondu que le Burkina avisera, « mais nous n’en sommes pas encore là » dit-il. Les attaques terroristes qu’enregistrent le Burkina est-il lié à la chute de Blaise Compaoré ? Roch de répondre que son prédécesseur alors médiateur entre les Etats et les groupes armées, ou encore des opérations de libérations d’otages, il est évident que les rapports soient particuliers.

Bientôt, la réforme de l’arme…

La réforme de l’armée Burkinabè est bien en cours. Une rencontre est prévue dans ce sens du 20 au 22 juillet prochain pour statuer définitivement sur les options de la réforme. Quant aux Kolweogo, ils sont nés, selon le Président, parce que l’Etat n’a pas toujours été en mesure de remplir sa mission de protection sur l’ensemble du territoire. En clair, le pouvoir peut soutenir ces groupes d’auto-défenses sauf en cas de dérapage qui pourrait les amener devant la justice. L’enquête sur des crimes économique est bouclé et les dossiers suivront le même cheminement et Roch d’assurer que : « tous ceux qui seront concernés, même mes proches et les membres du gouvernement, répondront de leur actes devant la justice ».

Zida a intérêt à rentrer…

L’ancien PM du Burkina, Isaac Zida devait rentrer depuis le 19 février. Cette absence selon le Président pose un double problème. Il est Général de l’armée et au titre des règlements de l’institution il y a des délais à ne pas dépasser. Le second problème est relatif au contrôle effectués par l’ASCE pendant la période de la transition et qui devaient suivre leur cours au niveau de la justice. « Zida doit rentrer » insiste le PF. L’instruction du dossier de Thomas Sankara et de Norbert Zongo est toujours en cours, des arrestations et des interrogations se poursuivent également. En tout cas, il y aura bel et bien un procès, foi de Roch Kaboré.

Synthèse de Bassératou KINDO
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