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Les premiers signes d’une reprise entrepreneuriale commencent à apparaître (OCDE)
10 octobre 2016
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Dans le sillage de la crise, la reprise de l’activité entrepreneuriale demeure contrastée d’un pays à l’autre, mais de nouvelles données publiées aujourd’hui par l’OCDE laissent augurer d’un possible retournement manifesté par une progression des taux de création d’entreprise dans la plupart des économies.

Selon le Panorama de l’entrepreneuriat 2016, un redémarrage de l’activité entrepreneuriale pourrait contribuer à la croissance économique et, sur le long terme, stimuler fortement la productivité compte tenu du lien positif établi entre la croissance de cette dernière et les taux de création de startups.

Le rapport montre que la croissance post-crise a davantage dépendu en Europe des petites et moyennes entreprises (PME), dans leur rôle d’entraînement de la croissance économique, qu’aux États-Unis. Il contient également des données probantes nouvelles sur le fait que les petites entreprises rencontrent, pour pénétrer les marchés émergents, plus de difficultés que les grandes entreprises.

Le rapport de cette année propose des données issues d’une nouvelle enquête mensuelle innovante en ligne préparée par Facebook, l’OCDE et la Banque mondiale, qui laissent aussi entrevoir des perspectives plus positives dans la sphère entrepreneuriale présente sur Facebook.

EN DIRECT : Lancement du Panorama de l’entrepreneuriat 2016

L’Enquête sur l’avenir des entreprises, qui couvre les petites entreprises ayant des comptes Facebook actifs dans 22 pays du monde entier, apporte des éléments nouveaux sur l’importance de la destruction créatrice et de l’innovation. Elle montre que dans presque tous les pays, la proportion de jeunes entreprises – créées dans les trois dernières années – ayant des perspectives plus positives et prévoyant d’embaucher à court terme est plus élevée que la proportion correspondante d’entreprises bien établies – c’est-à-dire en place depuis plus de 10 ans.

L’OCDE confirme que la plupart des pays affichent encore des disparités entre hommes et femmes pour des facteurs clés de l’entrepreneuriat, mais des éléments nouveaux de l’Enquête sur l’avenir des entreprises indiquent que les femmes sont aussi confiantes que les hommes dans leur entreprise une fois celle-ci opérationnelle. En moyenne, les hommes se disent plus souvent capables de trouver des financements pour créer leur entreprise, et correctement formés à l’entrepreneuriat. Ces disparités hommes-femmes expliquent assez probablement les résultats statistiques : 5,1 % des hommes âgés de 15 à 24 ans sont à leur compte, contre 3,6 % des femmes ; et chez les 55 ans et plus, ces proportions s’établissent à 29,2 % pour les hommes, contre 15,9 % pour les femmes.

« Aucun indicateur ne peut à lui seul rendre correctement compte d’un thème aussi complexe que l’entrepreneuriat », explique Martine Durand, Chef statisticienne de l’OCDE. « C’est en examinant toute une série de facteurs – des conditions du marché à l’accès aux financements, en passant par le cadre réglementaire et la culture d’entreprise – que nous sommes en mesure de véritablement prendre le pouls de l’activité entrepreneuriale et de formuler des recommandations visant à la renforcer ».

Principaux constats :

- Les taux tendanciels de création d’entreprise demeurent en dessous des niveaux antérieurs à la crise dans la plupart des économies de la zone OCDE. Le Canada, la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède affichaient au contraire des taux en progrès fin 2015 et début 2016 par rapport à l’avant-crise. Ces derniers mois, la tendance est à la hausse dans la plupart des pays de l’OCDE.

- En 2015, le taux de faillite était inférieur à celui d’avant la crise en Afrique du Sud, Allemagne, au Brésil, Canada, États-Unis et Japon. À l’inverse, il était nettement en hausse en Autriche, en France, en Norvège et aux Pays-Bas, plus de deux fois plus élevé en Italie, et près de quatre fois plus élevé en Espagne, quoique ces deux pays affichent, en glissement trimestriel, de fortes baisses récentes.

- La croissance du nombre de PME dans la zone euro a dépassé celle observée aux États-Unis, mais l’inverse est vrai pour les grandes entreprises. Comme les PME affichent le plus souvent une moindre productivité de la main-d’œuvre, peut-être des facteurs structurels à l’origine de l’écart de productivité entre la zone euro et les États-Unis entrent-ils en jeu.

- En général, les petites entreprises n’exportent que vers les marchés limitrophes. Les petites et microentreprises européennes, par exemple, représentent presque 20 % des échanges avec les pays voisins, mais à peine plus de 5 % des exportations vers la Chine ou les États-Unis. La stimulation des débouchés à l’export vers de nouveaux marchés plus éloignés, notamment émergents, ainsi que la prise en compte des obstacles aux échanges dont pâtissent les PME, pourraient favoriser la croissance et l’entrepreneuriat.

- Dans les secteurs à forte intensité de biens corporels, les PME sont très peu nombreuses à exporter. Ce constat est encore plus vrai dans les activités reposant sur le capital cognitif, comme le marketing et le design, ou d’autres créneaux spécialisés encore, dans lesquels le capital immatériel joue un plus grand rôle. Les politiques qui accompagnent les PME dans les secteurs et créneaux basés sur la connaissance peuvent favoriser des réussites à l’exportation.

Le Panorama de l’entrepreneuriat présente des indicateurs de l’entrepreneuriat recueillis par le Programme OCDE-Eurostat des indicateurs de l’entrepreneuriat (PIE). Lancé en 2006, ce programme multiplie les mesures de l’entrepreneuriat et de ses facteurs clés dans un cadre conceptuel qui fait la distinction entre la manifestation de l’entrepreneuriat, les facteurs qui l’influencent et ses répercussions sur l’économie.

Note : Interview en direct à 15h15 sur l’Enquête sur l’avenir des entreprises sur Facebook live avec Martine Durand Chef statisticienne, Gero Carletto, économiste principal à la Banque mondiale et Le Vice-Président de Facebook pour l’Europe, le Moyen-Orient et de l’Afrique, Nicola Mendelsohn.

Pour de plus amples informations sur le Panorama de l’entrepreneuriat 2016, veuillez prendre contact avec le Bureau des médias de l’OCDE (+33 1 4524 9700).

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