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Investiture Bureau Consulaire : Allocution de Mahamadi SAVADOGO, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso
1er décembre 2016
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Je tends la main à tous sans exception, pour porter le flambeau de l’espérance pour un renouveau consulaire intégral. Je suis un Président ouvert et à l’écoute de tous les opérateurs économiques de tous secteurs d’activités, aux petits comme aux grands entrepreneurs de toutes les régions. J’ouvre mes bras aux jeunes qui débutent dans les affaires, aux anciens qui rêvent de transmettre leurs riches expériences, à ceux qui ont gagné les élections et à ceux qui n’ont pas eu le suffrage des électeurs.

- Monsieur le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat,
- Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
- Mesdames et Messieurs les Présidents d’institutions,
- Mesdames et Messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers,
- Monsieur le Président, Madame et Messieurs les membres de la Délégation Spéciale Consulaire,
- Chers collègues élus consulaires,
- Honorables partenaires du secteur privé,
- Mesdames, Messieurs,

Nous sommes les héritiers d’une solide institution vielle de plus de 68 ans qui a été construite par des opérateurs économiques de talent exceptionnel. Certains nous ont quitté, parmi lesquels les Présidents André AUBARET, Ousmane Sibiri OUEDRAOGO, Emmanuel ZOMA et El Hadj Oumarou KANAZOE.

Vous me permettrez aussi de rendre un hommage à El Hadj Aly Gourga SAVADOGO, mon père récemment décédé, qui m’a initié aux affaires et m’a accordé sa bénédiction au moment où je m’engageais dans ce processus électoral.
Au moment où nous prenons le témoin, je voudrais vous demander d’observer une minute de silence à la mémoire de nos illustres disparus.
...............

Je vous remercie

En ce jour béni, je voudrais d’abord remercier Allah le Tout Puissant dont la volonté suprême m’a permis d’être élu Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso.

Je voudrais ensuite féliciter les élus consulaires et les dirigeants des assemblées régionales pour leur brillante élection et les remercier pour le choix porté sur ma modeste personne. Je n’oublie pas d’exprimer ma gratitude aux membres de l’Alliance pour le Renouveau Consulaire qui ont longuement préparé la campagne et soutenu ma candidature.

A ces remerciements, je voudrais associer tous ceux qui ont rendu ces élections possibles et crédibles, en dépit des nombreuses difficultés qui ont émaillé le processus depuis deux ans. Parmi ces acteurs incontournables et défenseurs de la démocratie citoyenne, je voudrais citer Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Son Excellence Roch Marc KABORE et son Gouvernement, représenté ici par le Ministre Stéphane SANOU qui a su avec patience et autorité, conduire le processus à terme.

Avec lui, nos remerciements s’étendent aux membres de la Commission d’organisation des élections consulaires et de la délégation spéciale consulaire, aux autorités régionales et locales, aux forces de défense et de sécurité, aux hommes et femmes des médias et à l’équipe technique de la Chambre de Commerce.

Honorables invités,
Mesdames, Messieurs,

Même si le processus électoral a connu des moments de tension, nous devons tous reconnaître qu’elles se sont globalement bien tenues ; ce qui confirme la maturité des opérateurs économiques et la vitalité de l’exercice démocratique dans notre pays.

Ce soir, nous célébrons la victoire du secteur privé et je voudrais dédier mon élection à tous les créateurs de richesses qui se battent nuit et jour pour accroître la prospérité économique dans notre pays.

Les résultats de ce scrutin indiquent déjà que le changement consulaire est en marche, dans la mesure où le renouvellement des élus est consacré à environ 0%. Le seul bémol que je note c’est la sous-représentation des femmes qui ne forment que 7% de notre Chambre Consulaire, alors qu’elles représentent plus de 20% du tissu économique formel. Je l’explique peut-être par la virulence qui a entouré le processus électoral. C’est un déficit que nous travaillerons à combler pour que la femme d’affaires prenne sa vraie place dans l’animation du monde économique.

Distingués invités,

Comme nous le savons tous, il existe un temps pour toute chose. Après les joutes oratoires, place maintenant au travail car les attentes sont fortes. L’économie a besoin d’être relancée et les nombreuses contraintes qui s’opposent au développement du secteur privé doivent être rapidement adressées. Le train du PNDES est en marche et n’attend que le secteur privé en ordre de bataille pour accélérer.

C’est pourquoi, je tends la main à tous sans exception, pour porter le flambeau de l’espérance pour un renouveau consulaire intégral. Je suis un Président ouvert et à l’écoute de tous les opérateurs économiques de tous secteurs d’activités, aux petits comme aux grands entrepreneurs de toutes les régions. J’ouvre mes bras aux jeunes qui débutent dans les affaires, aux anciens qui rêvent de transmettre leurs riches expériences, à ceux qui ont gagné les élections et à ceux qui n’ont pas eu le suffrage des électeurs.

Mes collègues qui m’ont élu, m’ont investi de la mission de conduire un ambitieux programme de mandature, celui qui vise à faire de la Chambre de Commerce une puissance économique nationale au service d’un secteur privé fort et prospère. Très rapidement, avec le soutien du Bureau Consulaire et de l’ensemble des élus, nous engagerons de larges consultations pour transformer ce programme en un plan stratégique 2016-2021 qui sera adopté au cours du premier trimestre de 2017.

D’ores et déjà, permettez-moi d’évoquer les grandes lignes qui vont meubler nos actions durant les cinq ans à venir.
D’abord, nous sommes convaincus que le renouveau consulaire ne peut se réaliser dans la division. C’est pourquoi, je mets d’abord l’unité du secteur privé au centre de mes priorités, dans l’objectif de réconcilier la communauté des affaires avec elle-même. Nous organiserons pour ce faire un forum national des affaires pour mettre nos préoccupations à plat et élaborer ensemble une matrice de mesures nécessaires à la prospérité économique partagée. Dans le même registre, nous allons instaurer dans un délai maximum de trois mois, une nouvelle gouvernance consulaire qui passera par la relecture du règlement intérieur, l’adoption d’une charte d’éthique, la mise en place d’un comité d’audit et de nouvelles commissions consulaires, ainsi que la réorganisation et la dynamisation des services techniques. Nous mettrons un honneur à mieux communiquer sur nos actions et nos services. Le partenariat avec les médias sera renforcé dans ce sens.

Mesdames, Messieurs,

Dans le cadre de la mission consultative de la Chambre de Commerce, nous travaillerons ensemble à reconstruire les relations de partenariat avec l’Etat, les bailleurs de fonds et les organisations des travailleurs, dans le respect réciproque et la confiance renouvelée.
Dans cette dynamique, nous évaluerons aux plans régional et national, tous les importants cadres de concertation qui impliquent le secteur privé.
L’objectif est de proposer de nouveaux espaces de dialogue et de nouvelles formules de travail qui offrent plus de synergie d’action et de meilleurs résultats. Nous analyserons par ailleurs la réglementation économique et nous interpellerons le Gouvernement sur les réformes à entreprendre en matière de fiscalité, de droit du travail, de financement, de promotion des investissements, de marchés publics, ainsi que sur les textes relatifs aux activités sectorielles.

Dans le domaine du soutien à l’activité économique, je travaillerai à renforcer les infrastructures productives de la Chambre de Commerce. Mes actions fortes en la matière porteront sur la construction du port sec de Ouagadougou, la négociation pour la concession des anciennes et nouvelles zones industrielles, la construction d’un siège national moderne à Ouagadougou et de sièges régionaux et de parcs d’entreprises dans les régions. Ces actions s’étendront dès 2017 à l’aménagement de sites ou de marchés destinés aux commerçants de véhicules et de biens d’occasion, ainsi qu’aux marchandes de fruits et légumes installées dans la ville de Ouagadougou.

Honorables invités,

En matière d’amélioration du climat des affaires, notre objectif est d’accompagner le Gouvernement à faire du Burkina une terre fertile d’investissements et d’être classé parmi les meilleurs réformateurs de l’Afrique.
Notre combat sera orienté vers la lutte contre toutes les lourdeurs administratives pour inciter à la mise en place de mécanismes de facilitation des procédures comme les systèmes dématérialisés ou les guichets uniques. Nous porterons aussi un regard particulier de soutien aux initiatives gouvernementales qui visent à protéger nos entreprises contre les menaces terroristes.

Dans le domaine du soutien et du nécessaire renforcement des capacités du secteur privé pour faire face à la mondialisation, nous lancerons dans les trois mois, un programme gratuit de formation. Cela concernera les TPE, les acteurs du secteur informel et les PME, en matière de passation des marchés publics, de fiscalité, de comptabilité et de recherche de financements.

Dans ce cadre, des centres d’alphabétisation économique seront créés dans toutes les régions et le dispositif de formation de la Chambre de Commerce sera réorganisé.

En outre, nous engagerons un plaidoyer actif pour l’apurement de la dette de l’Etat vis-à-vis des entreprises et pour l’octroi d’un quota en faveur des PME dans les marchés publics.

Concernant toujours les services aux entreprises, l‘accent sera mis sur le renforcement de Africallia et sur l’offre de nouvelles sources d’opportunités pour les entreprises. Il s’agira en particulier de rendre gratuit l’accès à la revue électronique des marchés publics et d’exploiter les nombreux projets de partenariat public privé qui offrent un volume d’affaires de plus de 6 000 milliards de francs CFA. Il s’agira aussi de lancer un programme de sous-traitance minière et industrielle, de faciliter l’accès au visa d’affaires et d’organiser des missions économiques mieux préparées.

Mesdames, Messieurs,

Concernant les financements qui constituent une préoccupations majeure pour le secteur privé, nous lancerons en 2017 les activités de la Société de Financement des Micro-Entreprises (SAFIME) dont la ligne d’intervention sera portée de 2 milliards de francs CFA à 5 milliards de francs CFA. Un fonds d’investissements structurants sera par ailleurs créé pour réaliser les grandes infrastructures économiques et prendre des participations dans les entreprises en difficultés et celles à fort potentiel de croissance. Dans la perspective de mieux mobiliser les ressources financières pour les grands projets du secteur privé, nous serons un acteur majeur dans l’organisation d’un Salon International de la Finance de Ouagadougou.

L’agriculture étant un important pilier de notre économie, nous soutiendrons les actions de valorisation des matières premières nationales où notre pays présente des avantages comparatifs. Cette action sera élargie à la promotion de la compétitivité industrielle à travers notamment la lutte contre la fraude et un programme d’efficacité énergétique.
Les jeunes et les femmes qui représentent la frange la plus importante de la population burkinabè pèsent moins dans les affaires économiques. Pour y remédier, toutes les structures techniques de la Chambre de Commerce et nos partenaires seront remobilisés pour leur offrir de meilleurs services dédiés. Outre les commissions consulaires qui seront créées pour cette problématique, des incubateurs seront mis en place et des prix seront décernés aux porteurs de projets innovants.

Monsieur le Ministre,
Mesdames, Messieurs,

La Chambre de Commence ne saurait être un ilot de prospérité dans un Burkina de pauvreté. C’est pourquoi, notre institution doit exercer sa responsabilité sociale de manière soutenue. Dans ce cadre, nous développerons des œuvres sociales en faveur des personnes vivant avec un handicap et toutes les couches vulnérables, avec un fonds de soutien à la solidarité nationale qui sera alimenté par la Chambre de Commerce et toutes les bonnes volontés du secteur privé. Par ailleurs, nous lancerons un tournoi sportif en football masculin et en handball féminin dans les 13 régions, qui se terminera par une finale nationale.

Nous soutiendrons également les entrepreneurs culturels de la musique et un soutien leur sera accordé pour la production et pour la promotion des meilleures œuvres.
Comme vous le constatez, nous avons de grandes ambitions pour le secteur privé et pour notre pays. La Chambre de Commerce doit exercer un leadership économique plus affirmé dans toutes les sphères de la vie économique nationale. Nous n’avons

pas la prétention de tout faire car la Chambre de Commerce est une institution publique qui ne saurait se substituer à l’Etat et aux acteurs du secteur privé. Dans la mesure où personne ne peut réussir seul, je suis convaincu que tous unis et déterminés, nous réussirons cet ambitieux programme de rénovation consulaire qui contribuera certainement dans cinq ans, à la transformation structurelle de notre économie.

Pour terminer mon propos, je souhaite que nous méditons la réflexion d’un célèbre homme d’affaires, je cite « se réunir est un début. Rester ensemble est un progrès. Travailler ensemble est la réussite ». Fin de citation.

Alors, tous ensemble unis, travaillons pour une prospérité économique partagée !
Vive la Chambre de Commerce !
Que Dieu bénisse le Burkina Faso et son secteur privé.
Je vous remercie

Mahamadi SAVADOGO,
Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF)
Ouagadougou (Burkina Faso), le 30 novembre 2016



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