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ROPPA : le bilan de 2016 et le programme d’activités 2017 mis en examen
27 décembre 2016
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Le Réseau des organisations paysannes et producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) a tenu, du 19 au 22 décembre 2016 à Koudougou, un atelier régional de bilan des activités et d’élaboration du plan de travail et du budget annuel 2017 du réseau. L’ouverture et les travaux dudit atelier ont été présidés par Sandou Assimarou Gnassingbé, représentant du président du conseil d’administration du réseau.

En organisant l’atelier régional ouest-africain à Koudougou du 19 au 22 décembre 2016, le Réseau des organisations paysannes et producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) vise à faciliter l’élaboration du rapport de performance 2016 du réseau et le plan de travail de l’année 2017 à soumettre au Conseil d’administration. De façon spécifique, il a été question au cours de l’atelier, de faire le bilan des activités des plateformes en 2016 en mettant un accent particulier sur celles soutenues à travers les financements mobilisés par le ROPPA et ses partenaires et de partager les résultats obtenus par chaque plateforme à l’ensemble du réseau à partir des outils validés . Pour ce qui concerne l’élaboration du Plan de travail et du budget annuel (PTBA) de 2017, il s’est agi de présenter les acquis, les enjeux et défis de la plateforme et définir les interventions à porter par la plateforme en 2017 et de présenter le budget de l’année 2017 et les différents mécanismes de financement du PTBA.

Il a aussi été question d’échanger sur l’auto-évaluation du réseau et préparer l’évaluation externe. Cela s’est traduit par des échanges entre les participants sur la démarche et les outils retenus pour l’auto-évaluation ; l’élaboration d’un chronogramme de pilotage du processus de l’auto-évaluation et un partage de la démarche de l’élaboration du prochain plan stratégique. La cinquantaine de participants venus donc de treize pays d’Afrique de l’Ouest ont dans une approche participative et de coconstruction, quatre jours durant axé leurs travaux sur trois séquences. Il s’agit de la présentation des plateformes nationales, des travaux de groupes et des discussions en plénière. A l’ouverture de l’atelier, c’est le président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), Bassiaka Dao, et trésorier du ROPPA qui a, au nom des producteurs du Burkina Faso, souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants.

En prononçant l’ouverture des travaux, le représentant du président du conseil d’administration du ROPPA, Sandou Assimarou Gnassingbé a indiqué que la planification et le suivi se présentent comme des moyens efficaces pour rendre compte, de façon détaillée, aux membres et aux partenaires. Ainsi, le réseau doit faire face à de nouveaux défis pour demeurer une organisation crédible et respectée de tous. C’est pourquoi au nom du PCA du réseau, il a invité les participants à la tâche pour le bien-être de l’agriculture ouest-africaine.

Crée en 2000, le réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA), s’évertue à défendre les exploitations familiales dans la région Ouest-africaine. De ce fait, il a participé à l’influence de politiques régionales comme l’ECOWAP à travers la CEDEAO et la PAU par le truchement de l’UEMOA. Cela a été possible, grâce à la contribution des plateformes nationales qui ont toujours travaillé, main dans la main afin de rehausser l’image du réseau. En effet, de 2000 à 2015, la région a été marquée par plusieurs politiques agricoles qui ont donné les orientations stratégiques du développement de l’agriculture en Afrique de l’Ouest. Que ce soit l’ECOWAP développée par la CEDEAO ou la PAU de l’UEMOA, les deux politiques ont pris en compte l’importance des exploitations familiales comme levier de développement et de croissance intégrée régionale. Le document d’adoption de l’ECOWAP affirme que « la politique agricole s’inscrit dans la perspective d’une agriculture moderne et durable, fondée sur l’efficacité et l’efficience des exploitations familiales et la promotion des entreprises agricoles grâce à l’implication du secteur privé. » Cette vision, reconnaissant l’efficacité et l’efficience des exploitations familiales, constituait une avancée importante en 2005. De la même façon, la PAU affirme également que les investissements à faire dans la région visent un renforcement de la capacité productive des exploitations familiales agricoles qui représentent la structure première de l’agriculture ouest-africaine. Ces différentes conclusions et orientations ont été motivées par les efforts d’influence du réseau et de ces partenaires qui ont développé une vision partagée du rôle que peut jouer l’agriculture familiale dans la souveraineté alimentaire régionale.

François KABORE | Sidwaya.bf

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