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Apprendre de ses erreurs
30 décembre 2016
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« Je pensais que seule la nouvelle génération faisait beaucoup d’essais-erreurs, mais je me suis rendu compte que tous les entrepreneurs se disent : « J’ai un rêve un peu fou, je vais tenter ma chance et, si ça ne marche pas, je ferai autre chose » », ajoute M. Granata.

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L’auteur et éditeur d’Infopresse Arnaud Granata s’intéressait, au départ, à la réussite d’entrepreneurs québécois. Au fil des rencontres, il s’est aperçu que le point commun de leur réussite était l’échec. Rencontre avec celui qui vient de faire paraître Le pouvoir de l’échec.
OLIVIA LÉVY – LA PRESSE

« Notre société est obsédée par la réussite, mais que pouvons-nous apprendre des échecs ? », s’interroge Arnaud Granata, qui raconte avoir vécu un échec fondateur à l’adolescence. À 15 ans, sa carrière de musicien s’est terminée abruptement ; il n’a pas été accepté au cycle supérieur au Conservatoire national de Metz (France), sa ville natale. Le jeune homme a alors compris que la musique n’était pas faite pour lui et a rangé son violon sous son lit. Il devait passer à autre chose.

Arnaud Granata réalise alors qu’on peut expérimenter des choses, échoué, prendre une autre voie sans toujours devoir se surpasser.

« Quand j’ai rencontré tous ces entrepreneurs, je trouvais assez rafraîchissante leur vision décomplexée de l’échec. » — Arnaud Granata

« Je pensais que seule la nouvelle génération faisait beaucoup d’essais-erreurs, mais je me suis rendu compte que tous les entrepreneurs se disent : « J’ai un rêve un peu fou, je vais tenter ma chance et, si ça ne marche pas, je ferai autre chose » », ajoute M. Granata.

L’ÉCHEC, PARTIE DU SUCCÈS

À travers la rédaction de son livre, l’auteur a appris à concevoir l’échec d’une autre façon. « Quand on regarde vers la Silicon Valley, les échecs des jeunes entrepreneurs font partie de leur succès et de leur histoire. Si tu n’as pas connu d’échec, le succès n’a pas la même résonance. Le fait qu’Elon Musk [SpaceX] ait de nombreux problèmes avec ses fusées, ça fait partie de l’histoire. »

Selon Arnaud Granata, le système d’éducation québécois n’est pas fait pour l’échec. « On ne nous apprend pas à l’école qu’il est possible d’échouer, dit-il. On doit réussir tous nos cours, on doit être les meilleurs, on doit persévérer. Pour les élèves en difficulté, on ne s’attarde pas à leur expliquer les choses. On ne trouve pas les moyens pour les inciter à lire ou à se reprendre. Raoul Vaneigem, un écrivain belge, a dit : « Il n’y a pas d’enfants stupides, il n’y a que des éducations imbéciles. » »

Mais doit-on intégrer l’échec ? Et de quelle façon ? Car dans notre société, l’échec ne fait pas bonne figure. « Ça commence dès le plus jeune âge ; l’éducation, la famille, l’école ou les médias peuvent avoir une vision très dure de l’échec. C’est important d’en parler dans la vie de tous les jours, mais on sent qu’il y a un malaise autour de ça », observe l’auteur.

« Dans le fond, cette culture d’essais-erreurs, on devrait l’appliquer dans la vie de tous les jours, dans sa vie personnelle, dans son travail et dans son entreprise. Si ça ne fonctionne pas, ce n’est pas grave, mais c’est dans ces moments-là que naissent des idées », souligne Arnaud Granata.

Richard Mourand | Journal Les Affaires



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