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Climat des affaires au Burkina : Le rapport du 1er semestre 2017 disponible
6 novembre 2017
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Pour le chef du service des statistiques à la direction de la prospective et de l’intelligence économique de la CCI-BF, Zakaria Ramdé, l’enquête a permis d’étudier les variables conjoncturelles. Dans sa présentation du document, il est ressorti que la sortie de terrain effectuée visait précisément l’analyse de l’évolution de ces variables selon l’appréciation des responsables d’entreprises.

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, a organisé, le vendredi 27 octobre 2017, à Ouagadougou, un atelier de restitution de son rapport du premier semestre 2017 sur le climat des affaires au Burkina Faso.

Les entreprises burkinabè veulent la stabilité pour prospérer. Ce vœu ressort du rapport de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) au premier semestre 2017, sur le climat des affaires, restitué le vendredi 27 octobre 2017, à Ouagadougou. C’est un document qui montre l’état des lieux de la compétitivité du secteur privé burkinabè. Il montre également comment les acteurs du privé et du public vont en tirer profit en termes de prise de décision. Le directeur de la prospective et de l’intelligence économique de la CCI-BF, Thimotée Dabiré, a indiqué que l’enquête a dépassé les questions de chiffres d’affaires, de trésorerie, de la commande des prix, etc. pour se pencher sur le climat social, l’investissement et les exportations.

Selon lui, le questionnaire de l’enquête a également évolué car, a-t-il expliqué, en plus des éléments de conjoncture, il intègre des paramètres pour mieux percevoir l’environnement des affaires. « Nous souhaitons que les entreprises puissent s’approprier les résultats de l’enquête pour se développer », a-t-il indiqué. Pour le chef du service des statistiques à la direction de la prospective et de l’intelligence économique de la CCI-BF, Zakaria Ramdé, l’enquête a permis d’étudier les variables conjoncturelles. Dans sa présentation du document, il est ressorti que la sortie de terrain effectuée visait précisément l’analyse de l’évolution de ces variables selon l’appréciation des responsables d’entreprises.

L’étude a aussi analysé le climat des affaires au Burkina Faso dans le cadre des chantiers de réformes à envisager. Le rapport au premier semestre de la CCI-BF démontre également l’existence de cas d’irrégularités dans l’attribution des marchés publics. Il a déclaré que 90 % des entreprises ont reconnu la disponibilité de l’information sur les marchés publics, cependant, le seul couac est que ces marchés publics constituent une chasse gardée. Mais, aux dires des responsables de la CCI-BF, un service d’accès aux marchés publics auxquels l’entreprise doit souscrire pour avoir des offres par catégorie, existe au sein de l’institution. Concernant le règlement de la dette intérieure, Zakaria Ramdé a ajouté que près de 66% des entreprises ont affirmé qu’il n’y a pas d’amélioration.

Accessibilité aux marchés publics

Le chef du service des statistiques à la direction de la prospective et de l’intelligence économique de la CCI-BF a, par ailleurs, souligné que pour bon nombre d’entreprises, les facteurs de production (eau, électricité, etc.) sont accessibles. Toutefois, M. Ramdé a déploré les coûts de ces facteurs (électricité par exemple) jugés élevés par les entreprises enquêtées. « Concrètement, à la lumière de ce rapport d’étude par secteur d’activités, les entreprises pourront faire de l’autoévaluation en vue de s’améliorer », a-t-il rassuré.

Les participants à l’atelier ont relevé cette situation ‘’discriminatoire’’ des micros, Petites et moyennes entreprises (PME) quant à l’accessibilité aux marchés de l’Etat. Le rapport a été clair et traduit les réalités que vivent les entreprises au Burkina Faso, a laissé entendre, la responsable de ‘’Amina distribution’’, Ami Ouédraogo. Elle a renchéri que les PME, ‘’plus nombreuses’’, sont défavorisées par rapport aux grandes entreprises. « Nous passons notre temps à payer des taxes et des impôts, sans aucun accès aux marchés publics », s’est-elle lamentée. Face à cette multitude de difficultés, les entreprises ont émis le vœu de voir l’Etat les accompagner pour l’accès aux crédits bancaires, la mise en place d’un fonds de financement et la réduction des impôts. Elles ont aussi préconisé la formation, la lutte contre la contrefaçon, la corruption et la concurrence déloyale, la réduction des taxes douanières, l’allègement des procédures administratives ainsi que le paiement des créances de l’Etat.

Boukary BONKOUNGOU
Sidwaya.bf



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