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Ouaga girls : le girl power sort du cambouis !
10 janvier 2018
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Le 28 février sortira en France, Ouaga girls, un film-documentaire sur une bande de filles burkinabè prêtes à mettre les mains dans le cambouis pour s’en sortir.

Imaginez un groupe de jeunes filles burkinabè en bleu de travail et ballerines argentées, retapant les carrosseries des voitures, manipulant écrous et boulons entre un cours de mécanique et d’éducation civique…

C’est le quotidien des futures mécaniciennes du CFIAM. Ce centre féminin d’initiation et d’apprentissage aux métiers a vu le jour à la fin des années 90 sous la houlette de l’ONG Terre des hommes, pour favoriser la réinsertion socio-économique de la jeunesse, et particulièrement celle des jeunes filles. Et pour cause, ce documentaire réalisé par la Suédoise ayant grandi au Burkina Faso, Theresa Traore Dahlberg, nous apprend que la population burkinabè compte plus de 45% de jeunes, et que parmi eux, plus de 53% sont au chômage.

Extrême précarité, analphabétisme, grossesses précoces… Autant de facteurs qui viennent entraver l’autonomisation de Bintou, Chantale ou encore de Dina, toutes trois issues de régions rurales. Sans éducation et souvent sans famille, elles imaginent une route de sortie via les voies de « garage » !

« Une femme peut faire n’importe quel métier si elle le veut », s’enthousiasme l’une d’elles. « Nous aussi, on a de la force », glisse une autre. Pourtant, pas si simple de s’imposer en tant que mécanicienne dans une société très patriarcale, vivant dans le souvenir d’un Thomas Sankara, fervent défenseur de l’émancipation féminine.

Malgré la pression des hommes, ces femmes iraient jusqu’à renoncer au mariage pour accéder à la liberté financière. Et pas question pour elles de céder aux voies professionnelles genrées comme le secrétariat ou la coiffure. Si certaines se rêvent chanteuse ou actrice, elles restent déterminées à décrocher leur diplôme.

Cette galerie de portraits alterne entre scènes face caméra avec la psychologue scolaire, et plans d’ensemble, dans la cour de l’école : sorte de garage à ciel ouvert. On passe de l’intime au collectif, de la solitude à la solidarité féminine comme gage de réussite. Les Ouaga Girls ou les « femmes du futur » !

intothechic.com/



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