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6 et 7 avril à Paris, 2e édition du Forum African Dream : Les relations entre les PME ouest-africaines françaises et la diaspora
11 avril 2018
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La 2e édition du Forum African Dream s’est tenue les 6 et 7 avril à Paris. Ces rencontres d’échanges ont été initiées par des Petites et moyennes entreprises qui travaillent en Côte d’Ivoire. L’objectif est de créer une plateforme qui met en relation des PME ouest-africaines et françaises, ainsi que la diaspora.

Le Forum du rêve africain bénéficie du partenariat avec Business France. Il favorise des rencontres entre PME d’Afrique de l’Ouest et PME françaises et leur permet, dit le commissaire général du forum, Ange Tra Bi, de recruter au sein de la diaspora. « On ne peut pas parler de performances de l’entreprise sans ressources humaines de qualité. Donc, si on veut développer nos business, il faut avoir des hommes qui ont du talent. On ne dit pas qu’il n’y a pas des hommes de qualité dans nos pays en Afrique ; il y en a potentiellement, mais rechercher toujours des personnes de qualité, ce n’est pas mauvais. »

Yatabaré Fodé Kayira a fondé, il y a une dizaine d’années en Côte d’Ivoire, une entreprise de cosmétiques dont les produits sont distribués aujourd’hui dans 23 pays africains et quatre autres hors du continent. Pour lui, venir à Paris, c’est aussi une possibilité d’embaucher. « Au niveau de notre industrie, il y a beaucoup de techniciens, mais dans notre secteur d’activité, il n’y a pas une école pour former des jeunes en cosmétiques. Donc, nous sommes arrivés ici dans l’espoir de trouver des compétences qui peuvent nous aider dans notre développement. »

Inciter les Africains de la diaspora à participer au développement des pays de leur continent d’origine

Kori Transports, une petite entreprise spécialisée dans la distribution du gaz vrac à destination des industries, emploie 28 salariés et accueille actuellement 15 apprentis en Côte d’Ivoire. Pour Mamadou Sissoko, son directeur général, qui vit entre la France et la Côte d’Ivoire, l’Afrique a besoin de sa diaspora. « Il y a énormément d’opportunités à qui veut bien les saisir et ce que l’on remarque, c’est qu’il y a beaucoup d’étrangers : des Européens, des Américains, des Sud-Américains, des Asiatiques. Alors, pourquoi est-ce que nous, qui sommes Africains, ne reviendrions pas chez nous saisir les opportunités qu’il y a. Il faut avoir du courage, il faut avoir de la persévérance, il faut avoir des idées. »

Pour les Africains de la diaspora, décider d’aller travailler ou entreprendre dans son pays d’origine ou dans un autre pays du continent, c’est effectivement un parcours du combattant. Il y a des risques, selon Fanta Traoré, commissaire général délégué du Forum African Dream. « Il faut bien s’interroger sur l’environnement juridique, fiscal et l’environnement socio-culturel du pays… On arrive avec des idées très structurées, issues de nos formations qu’on a eues en Europe, aux Etats-Unis ou autres, en pensant qu’on va faire du copier-coller : mais non, ça ne marche pas comme ça ! Il faut s’intégrer et c’est à nous de nous adapter à cette organisation-là. »

Fanta Traoré l’admet, il y a beaucoup d’Africains de la diaspora qui reviennent travailler sur le continent et qui en repartent déçus, mais il y a aussi des réussites.

rfi.fr



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