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MEBF : 300 jeunes formalisent leurs entreprises
1er août 2018
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« aucune entreprise ne peut grandir si elle reste dans l’informel ». C’est pourquoi, le Directeur Général de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF), M. Lancina KI a invité les bénéficiaires de cette phase pilote à saisir l’opportunité qui leur est offerte, tout en restant des modèles pour les autres comme l’a souhaité le Garde des Sceaux. « Soyez des modèles d’entreprenants pour donner envie aux autres acteurs du secteur informel qui n’ont pas bénéficié de ce programme pilote de vous emboîter le pas afin que la transition de la majeure partie de notre secteur privé vers le formel soit une réalité », a lancé le parrain aux 300 entreprenants de la phase pilote.

La Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) a lancé, officiellement la phase pilote du « statut de l’entreprenant », le 31 juillet 2018, à Ouagadougou. Ce projet va bénéficier à 300 entrepreneurs.

Le secteur informel a une contribution assez significative à la création des richesses nationales.

« Malheureusement, ce secteur en marge du circuit formel traditionnel, est caractérisée par l’absence de visibilité de ses activités et sa quasi exclusion de la sphère bancaire, toute chose qui limite sa capacité d’investissement et, donc, sa productivité et qui induit une précarité des emplois et des revenus », a souligné le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, René Bagoro, à l’occasion du lancement officiel du projet « Statut de l’entreprenant », le mardi 31 juillet 2018. Pour rompre avec cet état de fait, la formalisation des acteurs du secteur informel s’avère nécessaire. C’est dans l’optique d’encourager et de promouvoir la formalisation et le développement des micros et petites entreprises, que la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) et ses partenaires, avec l’appui financier de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ont mis en place une phase pilote du « statut de l’entreprenant ».
Selon le ministre en charge de la justice, par ailleurs parrain de la cérémonie de lancement de la phase pilote, « le statut de l’entreprenant est un nouveau régime juridique simplifié et souple, ouvert à toute personne physique qui exerce une activité civile, commerciale, artisanale ou agricole qui se déclare gratuitement au Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) ».

Adopté par l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), a-t-il signifié, ce statut de l’entreprenant offre aux Etats membres une opportunité supplémentaire de stimuler la création d’entreprises à des conditions assez souples afin de faciliter la migration des entreprises du secteur informel vers des modèles d’organisation reconnus par la loi. Avec ce statut, les entrepreneurs du secteur auront donc une existence légale et fiscale, un accès aux services bancaires ; ils bénéficieront également d’une couverture sociale à travers leur déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), a ajouté le ministre Bagoro.

« Soyez des modèles … »

Dans la phase pilote, ce sont 300 micros et petites entreprises qui ont été enregistrées en qualité d’entreprenant. 150 d’entre elles vont bénéficier d’un suivi fiscal et comptable de la part de la maison de l’entreprise, a indiqué son directeur général, Lancina Ki. Et c’est au regard de ces avantages que les jeunes ont postulé pour être bénéficiaires de ce projet. « J’ai choisi le statut d’entreprenant afin de bénéficier des opportunités qu’offre l’Etat, tout en payant mes impôts », a laissé entendre, Aristide W. Tiendrebeogo, jeune entrepreneur évoluant dans le domaine du bâtiment et travaux publics.

Pour la maison de l’entreprise, la formalisation est un passage obligé pour le développement des activités du secteur non formel. Comment les micros et petites entreprises peuvent-elles bénéficier de l’accompagnement nécessaire et grandir si elles ne sont pas reconnues, formalisées, s’est demandé M. Ki. De son avis, « aucune entreprise ne peut grandir si elle reste dans l’informel ». C’est pourquoi, il a invité les bénéficiaires de cette phase pilote à saisir l’opportunité qui leur est offerte, tout en restant des modèles pour les autres comme l’a souhaité le Garde des Sceaux. « Soyez des modèles d’entreprenants pour donner envie aux autres acteurs du secteur informel qui n’ont pas bénéficié de ce programme pilote de vous emboîter le pas afin que la transition de la majeure partie de notre secteur privé vers le formel soit une réalité », a lancé le parrain aux 300 entreprenants de la phase pilote.

L’OIF a salué la volonté du gouvernement burkinabè d’opérationnaliser cette réforme qui n’est que le début d’un processus. Pour le directeur régional Afrique de l’Ouest de l’OIF, Eric Adja, le succès du statut dépendra de son appropriation par les acteurs économiques, des mesures incitatives en termes de fiscalité et de facilité d’accès au financement mis en place par les pouvoirs publics. Aussi, a-t-il soutenu, le succès dépendra également de la qualité de l’accompagnement de la MEBF et des acteurs privés.

Mahamadi SEBOGO
Sidwaya.bf



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