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Mévente des huiles alimentaires : Des solutions structurelles s’imposent
14 septembre 2018
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La mévente des huiles alimentaires made in Burkina préoccupe au plus haut point les autorités burkinabè notamment le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA. Il a tenu une séance de travail avec le groupement des huileries, en vue de trouver des solutions urgentes pouvant faciliter l’écoulement d’importants stocks invendus que connait ce secteur. Outre les professionnels du secteur, la rencontre qui s’est déroulée le lundi 10 septembre 2018, a connu la présence effective du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna KABORE. Entre autre solutions, il est préconisé l’inscription de l’huile sur la liste des produits soumis à importation.

Le secteur de l’huilerie burkinabè connaît en ce moment des difficultés d’écoulement de la production et le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, compte apporter des solutions structurelles à ce problème récurrent. Le chef du Gouvernement a mis à profit la matinée du lundi 10 septembre 2018 pour rencontrer le groupement des professionnels du secteur pour échanger eux sur les problèmes qui sont les leurs, afin de trouver des solutions urgentes et définitives à la mévente de ces produits qui menace la survie des unités industrielles nationales et des milliers d’emplois. Venus l’air anxieux c’est désormais tout confiants que ces acteurs se sont confiés à la presse à l’issue de la rencontre.

Selon le porte-parole du groupement des huileries, Alexandre ZANA, « un certain nombre de pistes très intéressantes qui restent à approfondir ont été retenues pour trouver une solution définitive à la mévente des huiles alimentaires qui va d’un volume d’à peu près 10 000 tonnes d’huile repartie sur l’ensemble des huileries du pays ».
De ces mesures, il a cité l’inscription de l’huile sur la liste des produits soumis à importation.

« Nous sommes conscients de notre rôle important en tant que producteurs d’huile pour nourrir les populations mais également de notre devoir de le faire de manière qualitative et de garantir un bon prix pour le consommateur », a-t-il ajouté.
Pour le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA), Harouna KABORE, depuis la rencontre du 03 août dernier avec le Premier ministre, le travail s’est poursuivi avec les différentes parties prenantes. Six rencontres se sont tenues sur ce dossier avec notamment la Direction du guichet unique du MCIA, la Direction du contrôle, de la répression et de la fraude, la Direction générale de la Douane, des agents des impôts pour analyser l’ensemble des dix propositions qui ont été mises sur la table.

A l’entendre, les parties sont totalement tombées d’accord sur six points.« Nous travaillons à la mise en œuvre de ces six points. Il reste donc quatre points à débloquer car ces points nécessitaient d’autres types de mesures à prendre », a mentionné le ministre.

En plus de l’inscription de l’huile sur la liste des produits soumis à importation avec comme atout de permettre au ministère en charge du Commerce de faire les régulations nécessaires, d’autres mesures portent sur le renforcement des capacités dudit ministère en matière de répression de la fraude et tous les actes déloyaux notamment la fermeture d’unités clandestines de production d’huiles au plan local. A cela s’ajoute la régulation des conditionnalités en matière d’importation de l’huile et la nécessité de veiller à que cette huile importée soit de bonne qualité.

« Si on arrive à conjuguer l’ensemble de ces mesures on devrait juguler cette crise. Néanmoins, l’objectif n’est pas de trouver des solutions conjoncturelles mais plutôt des solutions structurelles et soutenues. Ces problèmes perdurent depuis des années et il ne serait pas judicieux de se contenter seulement de juguler cette crise sans jeter un regard sur l’ensemble des autres aspects », a soutenu Harouna KABORE.

Et le ministre de poursuivre : « C’est pour cela qu’on a l’impression que depuis un mois les choses traînent mais il était nécessaire qu’on arrive à ces mesures en nous conformant à la fois à la réglementation nationale et internationale. Nous devons encourager, soutenir et protéger la production nationale sans que cela ne biaise l’ensemble des accords que nous avons pris au plan international ».

La prochaine rencontre qui sera tripartite gouvernement-producteurs-importateurs est prévue en principe demain 11 septembre 2018 en vue de valider l’ensemble des mesures prises qui seront par la suite soumises à l’appréciation du Premier ministre et validées par toutes les parties avant application a dit le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat Harouna KABORE.

© gouvernement.gov.bf



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