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SICOT 2018 : RELEVE DES CONCLUSIONS
1er octobre 2018
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Les participants s’accordent à reconnaître que les échanges qui ont eu lieu au cours du Salon ont été, de manière générale, d’une grande utilité, que les différentes allocutions prononcées lors de la cérémonie d’ouverture, les différentes communications, les tables rondes et les rencontres B to B i ont été de qualité et les interventions des uns et des autres d’une grande pertinence.
Les participants ont passé en revue les principaux problèmes de la filière qui sont à la fois internes et externes et qui forment un ensemble complexe qui influent, entre autres, sur la production, la transformation et la consommation.
Retrouvez ici les conclusions du SICOT 2018

RELEVE DES CONCLUSIONS

La première édition du Salon international du coton et du textile (SICOT) sur le thème : « transformation intégrée du coton, facteur de création d’emplois et de richesses » a eu lieu à Splendide Hôtel de Koudougou, région du Centre-Ouest, Burkina Faso, les 27, 28 et 29 septembre 2018.

Objectif

Cette première édition du SICOT avait pour objectif de mettre en valeur le secteur du coton africain en offrant un cadre de réflexion autour des préoccupations et une plateforme de mise en relation entre les professionnels de la chaîne de valeur et les différents partenaires techniques et financiers afin de favoriser la transformation locale du coton africain.

Participants

Le salon a regroupé plus de 600 visiteurs professionnels venant de plusieurs pays d’Afrique (Bénin, Côte d’Ivoire, Congo, Ghana, Nigéria, Cameroun, Maroc, Égypte, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo, Éthiopie, Kenya, Madagascar, Ouganda et Burkina Faso) ; d’Amérique (États-Unis) ; d’Asie (Chine, Vietnam, Singapour, Inde, Pakistan et Japon) et d’Europe (Allemagne, Angleterre, Autriche, Irlande, Pays-Bas, Belgique, France, Suisse et Turquie). Ces visiteurs professionnels étaient composés de producteurs, de fournisseurs d’intrants, d’équipementiers, de fabricants de fils, de tissus et de vêtements, de designers, de distributeurs et de traders, d’instituts de recherche et d’universités, d’investisseurs et d’institutions financières.

La synthèse des communications présentées par les panélistes et les différentes contributions seront reprises dans le rapport final du Salon qui sera élaboré ultérieurement.

Organisation et déroulement des travaux

La cérémonie d’ouverture des travaux s’est déroulée sous le très haut patronage de S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso dont l’intervention a été précédée par les allocutions de (1) Monsieur Maurice Mocktar ZONGO, Maire de la commune de Koudougou, de (2) M. Boubacar TRAORE, Secrétaire Général du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Président du Comité national d’organisation, de (3) M. Nils WORTMANN, Chargé d’affaire a.i de la République fédérale d’Allemagne, pays invité d’honneur, et de (4) M. Abdallah BOUREIMA, Président de la Commission de l’UEMOA, Parrain de la première édition du SICOT.

La Conférence inaugurale du salon s’est tenue à suite de la cérémonie d’ouverture. Elle a été axée sur une communication relative au thème central du SICOT « La transformation intégrée du coton, facteur de création d’emplois et de richesses ». Cette communication a été assurée conjointement par Madame HAIDARA Fatou Directrice Générale Adjointe et de Monsieur Abdel KADI de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI). Des personnalités de l’UEMOA, de la BAD, du Mali et du Burkina Faso ont apporté leurs contributions sous la modération de Monsieur Harouna KABORE, Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso.

La suite des travaux a porté sur des communications articulées autour de dix (10) sessions thématiques, de rencontres B to B et de trois (03) tables rondes.

- Sessions thématiques

Dix sessions thématiques ont été animées à travers des panels par quatre-vingt-deux (82) imminents experts nationaux et internationaux provenant de douze (12) pays. Ces sessions thématiques ont été suivis par quatre cent cinquante (450) participants venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique.

- Rencontres B to B

Il y a eu au total 58 rencontres, 38 institutions étaient présentes et composées de 10 sociétés de transformations du coton, 4 institutions financières, 3 institutions gouvernementales, 2 sociétés d’assurances, 2 groupements, 3 sociétés d’ingénierie et 14 autres (personnalités et institutions intervenants dans des domaines connexes à la transformation du coton). L’objectif de cette plateforme d’affaires était de créer un cadre de mise en relation des participants pour la création de valeurs ajoutées.

- Tables rondes

Trois (03) tables rondes ont été organisées et pilotées par : (i) l’OIF sur le programme coton, (ii) Catholique Relief Services sur le coton bio et, (iii) Coton house sur les actions de l’institution en Afrique de l’Ouest. Les tables rondes ont permis aux différents acteurs de la chaîne de valeur coton de faire des analyses critiques, de partager des expériences et de proposer des leviers d’action pour la relance de l’industrie textile.

- Cérémonie de clôture

La cérémonie de clôture des travaux du SICOT a été présidée par M. Harouna KABORE, Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso.

Introduction générale

Le coton est indiscutablement un instrument majeur de développement dans de nombreux pays d’Afrique. Le coton joue et devrait continuer à jouer un rôle clé dans le développement de nombreux pays africains.

Grande productrice de coton, l’Afrique génère localement très peu de valeur ajoutée (richesse) endogène. L’agro-industrie pour une meilleure exploitation des chaînes de valeur de la filière coton est quasi-inexistante dans la plupart des pays africains, ce qui ne permet pas d’exploiter les potentialités cotonnières réelles et de bénéficier de plus grandes retombées en termes de développement économique durable et social, de création de richesse et d’emplois. Les raisons principales sont les suivantes :

-  un manque de productivité et de compétitivité du coton en Afrique, dû à l’insuffisance d’appui conseil, à la stagnation des rendements, à la dépendance des prix à l’exportation, à la dégradation des sols et de l’environnement et aux effets des changements climatiques ;
-  des inefficiences dans la transformation, la commercialisation et dans la provision d’intrants d’où, une relative cherté des produits finis comparés à ceux d’Asie ;
-  un manque de diversité en approvisionnement en fil fin, etc ;
-  un continent à très peu d’atouts pour développer une industrie (manque d’infrastructure, de main d’œuvre qualifiée, coût élevé de l’énergie, etc.) ;
-  les subventions agricoles des pays Développés qui contribuent à la chute des prix sur le marché mondial ;
-  un taux de change défavorable qui a déprécié les revenus du coton ;
-  des importations massives de vêtements à bas prix, fraude, contrefaçon.

Que faire alors pour relancer cette industrie textile africaine dans laquelle une transformation locale de la production de coton créerait des emplois directs et indirects contribuant ainsi à la lutte contre la pauvreté ?

Conclusions générales

Les participants s’accordent à reconnaître que les échanges qui ont eu lieu au cours du Salon ont été, de manière générale, d’une grande utilité, que les différentes allocutions prononcées lors de la cérémonie d’ouverture, les différentes communications, les tables rondes et les rencontres B to B i ont été de qualité et les interventions des uns et des autres d’une grande pertinence.

Les participants ont passé en revue les principaux problèmes de la filière qui sont à la fois internes et externes et qui forment un ensemble complexe qui influent, entre autres, sur la production, la transformation et la consommation.

Les impératifs de productivité et de compétitivité sont nécessaires pour la redynamisation de l’industrie cotonnière africaine sans oublier les fonctions importantes que constituent la recherche, l’encadrement, l’approvisionnement en intrants et le financement. De même le respect des règles du jeu libéral qui s’imposent à tous dans le cadre des Accords internationaux de l’OMC est un objectif important.

Les échanges ont permis de partager les bonnes pratiques industrielles, de recenser les contraintes et les difficultés rencontrées dans l’industrie cotonnière africaine ainsi que les besoins d’accompagnement.

Il est ressorti de manière générale :

- l’urgence de promouvoir des partenariats pour soutenir la filière notamment la transformation. Ce partenariat ou co-investissement public-privé devra être soutenu par un mécanisme de mobilisation des ressources, grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers ;
- la redéfinition et la mise en œuvre de politiques d’industrialisation associant les principaux acteurs, en vue de relever les défis ;
- le renforcement des institutions réglementaires et organisationnelles afin de faciliter une plus grande participation des organisations du secteur privé et des producteurs dans la chaîne de valeur du coton ;
- l’amélioration de la productivité grâce à la recherche et à la formation ;
- l’utilisation des instruments de défenses commerciales autorisées par l’OMC en cas d’entrée massive des produits textile asiatiques pour soutenir les industries cotonnières africaines ;
- l’accompagnement des politiques de réduction de la facture énergétique pour la production d’énergie propre (production solaire ou éolienne) ;
- la transformation par palier, c’est-à-dire que le produit fini (fil, dédidage, tissage, imprégnation et motif, distribution) de l’une devient la matière première de l’autre ;
- la mise en place de mesures d’attrait des investissements privés étrangers et locaux pour le secteur de la transformation textile ;
- la lutte sans merci contre la fraude et la contrefaçon.

Les participants ont également soulignés le défi de la protection de l’environnement, au regard des impacts environnementaux qu’engendre la culture du coton comme par exemple, l’appauvrissement et à la dégradation des sols, due à l’utilisation intensive de pesticides chimiques.

Conclusions sessions thématiques

Session thématique 1 : Accélérer la transformation du coton en Afrique-Partage d’expériences

Elle a été consacrée à un partage d’expérience du Burkina Faso, du Maroc, de l’Inde, du Cameroun, du Vietnam, du Bénin et d’un partenaire turc en l’occurrence le groupe AYKA textil en matière de transformation du coton.

L’ensemble des exposés et contributions ont soulevé un certain nombre de défis à relever en amont pour le développement de l’industrie textile, notamment la disponibilité de la matière première, l’amélioration du climat des affaires, la volonté politique, la réduction des coûts des facteurs, etc.

En outre les participants ont indiqué la nécessité de l’élaboration et l’adoption d’un plan stratégique de développement de la filière coton-textile au niveau national et la création d’un cadre de concertation communautaire des acteurs du secteur autour des initiatives de l’Agenda coton au niveau régional (l’UEMOA et CEDEAO, CEMAC).

Session thématique 2 : Innovation et qualité de la production

Les différentes communications et contributions ont porté sur la problématique de la création de la valeur ajoutée dans la filière coton textile en Afrique de l’Ouest. Les opportunités qu’offrent l’irrigation dans l’accroissement de la production du coton en Afrique et la corrélation entre les intrants et la qualité de la fibre ont également été mises en exergue.

A l’issue des communications et des contributions, les participants ont formulé les recommandations suivantes :

-  Travailler à la maitrise de l’eau à travers des solutions innovantes pour basculer de la culture pluviale à la culture irriguée ;
-  Développer des innovations qui soient adaptées aux réalités nationales et africaines de façon à ce que ses innovations soient acceptées par l’ensemble des acteurs de la chaîne du coton ;
-  Mettre en place l’assurance agricole afin de faire face aux risques liés aux aléas climatiques ;
-  Utiliser les traitements bios pour combattre les ravageurs pour une production durable du coton ;
-  Inspecter des solutions comme l’agriculture de précision.
En outre la question de l’approvisionnement en intrants a fait l’objet de débats qui a notamment fait ressortir les risques qui peuvent se présenter tout au long de la chaîne (achat internationale, mise en place et recherche) qu’il s’agisse du risque d’indisponibilité, des effets pervers et de l’appauvrissement des sols. Par conséquent, les participants ont recommandé la mise en place des Centres régionaux de biotechnologie.

Session thématique 3 : Transformation du coton et développement d’activités connexes

Les différentes communications qui ont été faites ont porté sur l’accès du textile africain au marché international et des activités industrielles dérivées de la filière coton notamment des huileries à base de graine de coton et des aliments pour bétail qui représentent des opportunités d’investissements dans la chaîne de valeur.

La communication portant sur la place du coton dans l’industrie pharmaceutique a été faite à travers l’expérience d’une unité de production de coton hydrophile et celle d’une unité de production de serviettes lavables au Burkina Faso. Il est ressorti des différentes interventions que le coton est utilisé pour la fabrication de certains produits médicaux (bandes, compresses, coton hydrophile etc.) alors que la quasi-totalité de ces produits est importée dans la plus part des pays africains.

Les participants ont soulevé la question de l’optimisation des revenus des acteurs intervenant dans la chaîne du coton et ont estimé qu’il serait pertinent d’entreprendre une étude en la matière.

Session thématique 4 : Financement de la filière coton

La session sur le financement de la filière coton a porté sur les mécanismes et les outils de financement des banques commerciales, des banques de développement et du Fonds de développement économique et social (FBDES).
Une présentation du Fonds de Solidarité Africain (FSA) a également mis en exergue les garanties offertes par le fonds et ses mécanismes d’intervention.
Les participants ont indiqué que l’élaboration de nouvelles stratégies de développement de la filière axées sur des mécanismes innovants de mobilisation des financements adaptés aux besoins spécifiques de la filière et sur le développement des infrastructures était un impératif en amont de la mise en place d’industries de textile.

Session thématique 5 : Transformation du coton / quelle politique de formation

Les différentes interventions ont abordé la problématique des ressources humaines qualifiées nécessaires à une transformation locale du coton en Afrique.

L’expérience du Centre de Recherche et de Formation pour l’Industrie Textile (CERFITEX) au Mali a été discutée et l’accent a été mis sur les diplômes délivrés, qui vont du CAP aux Masters dans diverses branches de l’industrie textile.

A l’issue des communications et des débats, les participants ont recommandé la création de main d’œuvre qualifiée (former des jeunes aux métiers du textile, créer des écoles ou des centres de formation professionnelles, ou encore des filières de formation aux métiers du textile dans les structures existantes).

Session thématique 6 : Quel environnement des affaires pour une transformation du coton ?

Les différentes communications et contributions faites font ressortir que la situation de l’industrie textile dans l’espace UEMOA n’est guère reluisante. Les participants ont évoqué en guise de perspective la réalisation d’une étude au niveau régional pour dégager les meilleures pratiques dans le cadre du développement de la transformation locale du coton dans l’espace l’UEMOA.

Ils ont également abordé les mesures incitatives propices à une transformation effective du coton en Afrique et l’expérience du Burkina Faso a été présentée avec la spécificité que l’« approche filière intégrée » est régie par un protocole d’accord entre les parties prenantes.

La problématique de l’accès des entreprises industrielles et artisanales aux matières premières a également été abordée pour mettre en exergue les difficultés liées à l’approvisionnement des unités de transformation.

Une situation des investissements directs étrangers (IDE) dans la filière coton a été présentée avec des propositions pour l’amélioration de leur impact sur le développement économique et social des pays producteurs.

Les participants ont insisté sur l’élaboration et la mise en œuvre efficace d’un plan d’industrialisation accélérer pour aller vers la transformation. Ils ont en outre recommandé un développement et une harmonisation de l’environnement des affaires au niveau communautaire et entre les états membres de la communauté et enfin une protection des œuvres et des titres auprès des organismes comme l’OAPI.

Session thématique 7 : Coton biologique, contribution à la croissance économique des pays africains

La session a mis l’accent sur les opportunités et les avantages du coton organique par rapport au coton conventionnel. La chaîne de valeur du coton bio allant de la production à la commercialisation en passant par la filature, le tissage et la confection a été présentée.

Il ressort de cette session thématique qu’il y a beaucoup opportunités notamment en termes de retombées socioéconomiques du coton biologique, en termes de dynamisation du tissu économique, de création d’emplois et de lutte contre la pauvreté.

Session thématique 8 : Transformation du coton et accès au marché

Les différents exposés et contributions ont porté sur la compétitivité des produits issus de la transformation du coton en Afrique sur la scène internationale. L’expérience de la filature artisanale au Burkina Faso a été présentée en tant qu’héritage culturel, patrimoine national féminin et facteur de création d’emplois. Un état des lieux du marché mondial de coton a été présenté en relation avec la situation au Burkina Faso où le manque à gagne en raison de la faible transformation est immense.

Les participants ont également abordé la question de la compétitivité des produits issus du coton face aux produits concurrents, notamment la fibre synthétique. Une analyse comparative des avantages et inconvénients a été faite et il en ressort que le coton est la fibre la plus répandue, prisée dans le prêt-à-porter.

Session thématique 9 : Transformation du coton et réduction de la pauvreté

Les communications et les contributions sur l’impact de la transformation du coton sur la réduction de la pauvreté font ressortir que les phases d’égrenage, de filature, de tissage, de teintures ou ennoblissement, de confection et de commercialisation des produits finis permettent de créer un nombre impressionnant d’emplois au profit des jeunes.
Les obligations de développement durable des entreprises cotonnières et de développement local ont également été présentées et l’accent a été mis sur la prise en compte de la préservation de l’environnement et le développement des populations locales. La place du coton dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) au Burkina Faso a été présentée, notamment à travers l’axe 3 intitulé "dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois".

L’amélioration de la transformation industrielle et artisanale du coton, ainsi que ses coproduits s’avère nécessaire pour impulser une dynamique de croissance forte et inclusive dans les Etats d’Afrique et ainsi répondre aux fortes aspirations de bien-être des populations notamment les femmes et les jeunes.

Session thématique 10 : Coton africain face aux subventions internationales

Au cours de cette session la contribution du C4 (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) au développement de la filière coton en Afrique et les propositions de solutions pour atténuer les effets néfastes des subventions internationales sur le coton africain ont été mises en exergue.

Les participants ont abordé le traitement des problèmes du commerce international auquel le secteur cotonnier est confronté, en particulier l’accès aux marchés ; l’utilisation des instruments de défenses commerciales autorisées par l’OMC en cas de difficultés pour soutenir les industries cotonnières africaines.

Les participants ont estimé que la lutte contre les subventions des pays développés est certes une cause noble, mais qu’il est temps de travailler véritablement à l’émergence d’une véritable industrie de transformation du coton en Afrique.

Adoptées à Koudougou, le 28 septembre 2018
SALON INTERNATIONAL DU COTON ET DU TEXTILE (SICOT)



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