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Allocution de Son Excellence Monsieur le Président du Faso A l’occasion du Forum des Affaires Japon- Burkina Faso (Tokyo, le 19 novembre 2018)
19 novembre 2018
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Le Burkina Faso, qui est un Etat de droit, une démocratie en construction, reste ouvert aux investisseurs privés qui souhaitent nouer des partenariats d’affaires. C’est pourquoi, des hommes et des femmes d’affaires de notre pays participent à ce forum.
Le Burkina Faso sait compter sur la confiance et l’engagement des investisseurs privés japonais pour la mise en œuvre de ses projets de développement.
Leurs expériences multiformes et leurs compétences prouvées et éprouvées expliquent le développement du Japon. Dans un partenariat mutuellement bénéfique, ces acquis peuvent constituer des références pour les acteurs du secteur privé burkinabè
Je souhaite que la tenue de ce premier forum soit le début de l’établissement d’un tel partenariat exemplaire, entre les secteurs privés burkinabè et japonais.

- Monsieur le Ministre délégué auprès Ministre des Affaires Etrangères du Japon,
- Monsieur le vice-ministre chargé des Affaires internationales,
- Mesdames et Messieurs les Ministres du gouvernement du Burkina Faso
- Monsieur le président de la Chambre de Commerce du Burkina Faso,
- Monsieur le vice-President de l’Organisation du Commerce extérieur du Japon,
- Mesdames et Messieurs les représentants des secteurs privés japonais et burkinabè,
- Mesdames et Messieurs,

Je voudrais avant tout propos, exprimer toute ma satisfaction et celle des membres de la délégation qui m’accompagnent, pour l’honneur fait au Burkina Faso par le Gouvernement japonais et le « Japan External Trade Organisation », le Jetro, de l’inviter à cette rencontre d’échanges consacrée au climat des affaires et aux opportunités d’investissements dans mon pays, le Burkina Faso.

La tenue de ce forum des affaires, nous donne l’occasion de renforcer les liens commerciaux et de tisser des partenariats mutuellement bénéfiques aux secteurs privés de nos pays.
Je saisis cette opportunité pour féliciter le Jetro pour le travail remarquable accompli au cours de ces 60 dernières années.

- Distinguées personnalités,
- Mesdames et Messieurs,

Les évènements historiques des 30 et 31 octobre 2014 dans mon pays, ont été suivis des élections législatives et présidentielles le 29 novembre 2015.
Ces élections libres et transparentes ont été unanimement saluées, comme telles, par la communauté internationale.
Elles ont consacré l’instauration dans notre pays d’une véritable démocratie et d’un Etat de droit soucieux du respect des libertés individuelles et collectives. Assurément, le Burkina Faso a ouvert une nouvelle page de son Histoire.

Mon gouvernement s’est donc, dès lors, attelé à la recherche de moyens supplémentaires pour financer les engagements pris devant le peuple burkinabè et qui concernent les secteurs stratégiques de l’agriculture, de l’éducation, de l’eau, de l’énergie, de l’environnement, des infrastructures routières, de la formation professionnelle, etc.

L’opérationnalisation de mon programme de gouvernement se traduit par la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) qui a bénéficié de l’appui des partenaires au développement lors de la conférence de Paris les 7 et 08 décembre 2016.

D’un coût global de 23,5 milliards d’euros pour la période 2016-2020, le PNDES est financé par l’Etat burkinabè et les partenaires au développement au rang desquels les acteurs du secteur privé.
Malgré une conjoncture économique difficile, nos perspectives économiques s’annoncent prometteuses. Déjà, le Burkina Faso a atteint, en 2017, un taux de croissance de 6,7% contre 5,9% en 2016.
Par ailleurs, selon l’indice 2017 de la Fondation Mo Ibrahim en matière de bonne gouvernance, le score du Burkina Faso s’est nettement amélioré.

En dépit des défis sécuritaires que s’attellent à juguler les forces de défense et de sécurité qui connaissent une montée en puissance, et grâce à la forte résilience des populations, renforcée par la mise en œuvre d’un Plan d’Urgence pour le Sahel, nos résultats sont appelés à se consolider.

Je saisis cette occasion pour rassurer nos partenaires sur la situation sécuritaire au niveau national et sous-régional, car des dispositions sont prises par le Burkina Faso et dans le cadre du G5 Sahel composé par le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad et la Mauritanie, dans cette lutte de longue haleine qu’il convient de mener ensemble contre les forces obscurantistes, pour définitivement mettre fin à ce fléau.

- Distinguées personnalités,
- Mesdames et Messieurs,

Notre pays dispose d’importants atouts liés à sa position géographique, au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Le potentiel de croissance du secteur minier s’est accru au regard des réserves déjà identifiées.

L’or, avec 45,8 tonnes de production industrielle en 2017, est aujourd’hui le premier produit d’exportation du Burkina Faso. Notre pays est classé quatrième pays producteur d’or en Afrique.
Au plan agricole et pastoral, le Burkina Faso offre d’énormes possibilités pour la transformation des produits agricoles et il se situe au 4ème rang des pays d’élevage de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le potentiel de développement des infrastructures de télécommunications est considérable au regard de la forte croissance observée dans le domaine de la téléphonie.
L’objectif stratégique du Gouvernement est de développer l’industrie des technologies de l’information et de la communication, dans le but d’accroître la compétitivité de notre économie.
Mon gouvernement, pour combler le gap énergétique, a résolument opté de mettre l’accent sur le développement des énergies renouvelables.
Ainsi, la production de l’énergie solaire apparait comme un atout supplémentaire pour faire face à la forte demande en matière d’électricité.

- Mesdames et Messieurs les Ministres,
- Distinguées personnalités,
- Mesdames et Messieurs,

Le rôle du secteur privé dans la création des richesses et de l’emploi est indéniable. C’est pourquoi, le Gouvernement du Burkina Faso s’est doté d’un cadre juridique attrayant et a créé les conditions d’un climat des affaires favorable aux investisseurs privés.
Le ministre du commerce vous en tiendra informés un peu plus, tout à l’heure, dans sa présentation sur les atouts du Burkina Faso et ses avantages comparatifs

Le Burkina Faso, qui est un Etat de droit, une démocratie en construction, reste ouvert aux investisseurs privés qui souhaitent nouer des partenariats d’affaires. C’est pourquoi, des hommes et des femmes d’affaires de notre pays participent à ce forum.
Le Burkina Faso sait compter sur la confiance et l’engagement des investisseurs privés japonais pour la mise en œuvre de ses projets de développement.
Leurs expériences multiformes et leurs compétences prouvées et éprouvées expliquent le développement du Japon. Dans un partenariat mutuellement bénéfique, ces acquis peuvent constituer des références pour les acteurs du secteur privé burkinabè
Je souhaite que la tenue de ce premier forum soit le début de l’établissement d’un tel partenariat exemplaire, entre les secteurs privés burkinabè et japonais.

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