Accueil > Tribune > Atelier de renforcement des capacités des acteurs du dispositif (...)
Atelier de renforcement des capacités des acteurs du dispositif d’amélioration du climat des affaires : Discours du Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat
29 janvier 2019
Version imprimable de cet article

Comme le traduisent ces chiffres, en dehors des indicateurs « création d’entreprises » et « Octroi d’un permis de construire », le Burkina Faso est désormais bien loin des top 100 premiers du classement mondial par indicateur Doing Business.
Le Gouvernement pour sa part, est engagé à pour poursuivre et à accélérer le rythme de mise en œuvre des réformes rentrant dans le cadre de l’amélioration du classement de notre pays dans le mécanisme Doing Business et de façon générale l’environnement des affaires afin d’accroître la compétitivité de notre secteur privé et de rendre notre pays plus attractif pour les investissements directs étrangers.

- Monsieur le Représentant Résident de la Banque Mondiale ;
- Mesdames et Messieurs les Experts du groupe de la Banque Mondiale ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants du Secteur Prive ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants de l’Administration Publique ;
- Mesdames et Messieurs ;
- Chers participants,

C’est avec un réel plaisir que je prends la parole, au nom du Gouvernement du Burkina Faso, à l’occasion de l’ouverture de cet atelier de renforcement des capacités des acteurs du dispositif national d’amélioration du climat des affaires.
Je voudrais avant tout propos, remercier le Groupe de la Banque Mondiale pour sa constante disponibilité aux côtés du Gouvernement burkinabé pour la promotion du secteur privé et notamment l’amélioration du climat des affaires.

Je voudrais également remercier la Maison de l’Entreprise du Burkina faso, l’Agence Burkinabè des Investissements et le Projet d’appui à la transformation de l’économie et à la création d’emploi (PAETECE) pour leur appui technique et financier à la réalisation de cette activité.

- Mesdames et messieurs ;
- Chers participants,

Cet atelier intervient dans un contexte marqué par un recul du Burkina Faso dans le classement « Doing Business » en dépit des multiples actions accomplies par le Gouvernement.

En effet, jadis classé 4éme rang des 5 pays réformateurs les plus constants au niveau mondial, le Burkina Faso a enregistré depuis 2010 une baisse de ses performances qui a quelque peu écorné sa compétitivité dans les rapports « Doing Business » ;
Ainsi, le Burkina faso est classé 151ème sur 190 économies évaluées dans le rapport Doing Business 2019 perdant 3 places par rapport à 2018 où il occupait le 148ème rang même si le score global du pays en terme de facilité de faire des affaires qui est de 51,57/100 n’a cessé de croître.

- Mesdames et Messieurs ;
- Chers participants,

Le rapport « Doing Business » et ses indicateurs sont devenus des référentiels incontournables dans l’appréciation de l’attractivité d’une destination par les investisseurs et notre pays en a pris en conscience très tôt dès la mise en place du programme « DOING business » par la Banque mondiale en 2004.

Cependant, dans ce contexte international de compétition entre les différentes économies, nous avons été dépassés et dans l’union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) le Burkina Faso occupe désormais la 6ème place sur les (8) pays membres dans le classement Doing Business.

Les meilleures performances de l’Union par indicateur Doing Business 2019constituent le 26ème rang au titre de L’indicateur « création d’entreprises », 51ème pour l’Octroi d’un permis de construire ,105ème pour le Raccordement à l’électricité, 111ème pour le transfert de propriété, 44ème pour l’Obtention de prêt , 140ème pour la Protection des investisseurs minoritaires ,153ème pour le Paiement des Taxes et Impôts, 92ème pour le Commerce transfrontalier ,106ème pour l’Exécution des contrats et enfin le rang de 80ème pour l’indicateur Résolution de l’insolvabilité.

Comparativement, le Burkina Faso occupe le rang de 79ème pour l’indicateur « création d’entreprises », 58ème pour l’Octroi d’un permis de construire,180ème pour le Raccordement à l’électricité, 145ème pour le Transfert de propriété ,144ème pour l’Obtention de prêt, 149ème pour la Protection des investisseurs minoritaires, 153ème pour le Paiement des Taxes et Impôts , 120ème pour le Commerce transfrontalier, 165ème pour l’Exécution des contrats et enfin le rang de 107ème pour L’indicateur Résolution de L’insolvabilité.

Comme le traduisent ces chiffres, en dehors des indicateurs « création d’entreprises » et « Octroi d’un permis de construire », le Burkina Faso est désormais bien loin des top 100 premiers du classement mondial par indicateur Doing Business.
Par conséquent, le Gouvernement a décidé d’adapter le « sprint » que nous avons très bien dominé de 2005 à 2010 en une « course de fond » afin de regagner la place de leader en matière de réformes et se hisser dans le top 50 du classement mondial.

Cet objectif est à notre portée et s’y toutefois vous en doutez, inscrivez-vous dans la logique de cette pensée de WINSTON CHURCHILL que je cite « visez la lune, même si vous échouez vous serez parmi les étoiles ».

A cet égard, les responsables des structures chargées de l’identification et de la mise en œuvre des réformes pour l’amélioration du climat des affaires que vous êtes, devriez au sortir de cet atelier, dont l’objectif est de vous permettre de mieux appréhender la méthodologie d’évaluation Doing Business, procéder à l’identification et à la mise en œuvre effective des reformes pouvant impacter positivement le classement de notre pays dans les prochains rapports Doing Business.

Aussi, au cours de cet atelier, des indicateurs spécifiques à savoir
(i) le raccordement à l’électricité,
(ii) le transfert de propriété,
(iii) le commerce transfrontalier,
(iv) le paiement des impôts et taxes,
et (v) l’exécution des contrats seront abordés.

Le choix de ces indicateurs réside au fait que le Burkina Faso y enregistre de fortes contre-performances en terme de classement et devrait entreprendre des actions pour y pallier

Le Gouvernement comme vous le savez a mis en place un nouveau dispositif de suivi des réformes avec pour boussole un Plan d’actions triennal glissant en cours de formulation.

Ce dispositif est composé d’un Comité de pilotage présidé par son Excellence Monsieur Le Premier Ministre, des sous-comités techniques dont vous êtes les membres et un Secrétariat techniques qui coordonne le suivi de la mise en œuvre des réformes.

Le Gouvernement pour sa part, est engagé à pour poursuivre et à accélérer le rythme de mise en œuvre des réformes rentrant dans le cadre de l’amélioration du classement de notre pays dans le mécanisme Doing Business et de façon générale l’environnement des affaires afin d’accroître la compétitivité de notre secteur privé et de rendre notre pays plus attractif pour les investissements directs étrangers.

- Mesdames et messieurs ;
- Chers participants,

Sans nul besoin de le rappeler, l’amélioration du climat des affaires n’incombe pas seulement au Gouvernements mais aussi et surtout à vous les experts des différents ministères qui mettez en œuvre les réformes qui sont adoptées et qui êtes en contact direct avec les hommes d’affaires. C’est pourquoi, je vous exhorte à beaucoup d’engagement et d’assiduité lors de ces travaux afin de vous approprier la méthodologie « Doing Business » et à tirer le maximum de l’équipe de la Banque mondiale ici présente pour assurer efficacement L’identification des réformes et leur mise en œuvre. Toute chose qui permettra de garantir à notre pays, un cadre attractif aux investissements et d’accroître ainsi son rayonnement international.

Avant de clore mon propos, permettez-moi de réitérer au groupe de la Banque Mondiale, la reconnaissance du Gouvernement et la gratitude du secteur privé, pour ses appuis multiformes dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Burkina Faso et sa disponibilité sans faille pour la tenue de cet atelier.

Sur ce, et tout en souhaitant plein de succès aux travaux, je déclare solennellement ouvert, l’atelier de renforcement des capacités des acteurs du dispositif d’amélioration du climat des affaires au Burkina.

Je vous remercie !

Ouagadougou, le 29 janvier 2019

Harouna KABORE
Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat
A l’occasion de l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des acteurs du dispositif d’amélioration du climat des affaires



Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.



DE LA MÊME RUBRIQUE...




FINANCES

Devises
Matières Premières

Cours des matières premières fournis par Investing.com France.
Bourses (BRVM)