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Interview d’Achille Agbe, un des leaders africains de la blockchain
3 juillet 2020

L’essor des techniques de financement alternatives des entreprises (IPO, ICO-Blockchain, Financement Participatif) imposent une analyse approfondie de l’environnement juridique et du cadre règlementaire de ces innovations. Mon projet de thèse propose une étude comparative, de ces techniques innovantes de financement d’entreprise, au regard du droit OHADA (droit des affaires en Afrique) et du droit français. classé 3e du top 30 des jeunes entrepreneurs influents en Afrique par Forbes Africa, Achille Agbe a accepté de répondre à nos questions, interview

Véritable couteau suisse de la blockchain : chercheur, entrepreneur, conseiller… et classé 3e du top 30 des jeunes entrepreneurs influents en Afrique par Forbes Africa, Achille Agbe a accepté de répondre à nos questions, interview :

LVBG – Qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

AA – Je suis diplômé en droit des affaires de la faculté de droit d’Abidjan, titulaire d’un MBA en administration et gestion des entreprises (EDHEC) et d’un MBA spécialisé en Finance Internationale à l’INSEEC Paris (EBS).

J’assure les fonctions de conseiller en stratégie au Centre d’Etude et de Prospective Stratégique (CEPS) de Paris et préside au sein de la même institution la Plateforme Vox, Startups, une plateforme de veille et de proposition de réformes juridiques, fiscales et socioéconomiques auprès des gouvernements en faveur du développement de l’environnement des affaires dans les économies émergentes.

Je préside iCapital Ventures, une finTech spécialisée en levée de fonds. Je suis également à la tête d’EIC corporation, un Do Tank de coopération internationale, offrant une alternative de financement au secteur privé, à la promotion du libre entreprenariat, à l’éducation financière et la diplomatie économique ; que j’ai fondé en 2008.

Ex-Conseiller Technique du Ministre Ivoirien du Commerce de l’Industrie et de l’entreprenariat, je suis classé 3ème dans le top 30 des jeunes entrepreneurs influent en Afrique par Forbes Afrique de moins de 30 ans. Je suis lauréat de plus de 15 distinctions pour des valeurs du mérite entrepreneuriale et de l’excellence, parmi lesquels le prix de l’UNESCO-CEPS pour l’entreprenariat, Le Prix d’excellence du Président de la République, Award Champions Leaders du Rotary Club. Enfin, je suis administrateur dans plusieurs sociétés (Board Member) et startups en Europe, aux USA et en Afrique.

Actuellement doctorant, je poursuis en marge de mes activités une Thèse de Recherche en Droit Privé, option Financement des Entreprises « ICO, IPO digitalisé », à l’Université de Dijon (France).

Comment avez-vous entendu parler de la blockchain pour la première fois ?

J’ai vu apparaître ce terme en 2014 en faisant des recherches sur la crypto-monnaie. Je m’y suis intéressé pour en comprendre le fonctionnement et ce que représentait l’infrastructure blockchain. J’ai tout de suite compris que c’était une révolution qui allait bouleverser les codes classiques de l’économie et spécifiquement de la finance. Ma FinTech, iCapital Ventures, dédiée à l’investissement et la levée de fonds, utilise d’ailleurs un environnement blockchain pour accompagner les investisseurs dans leur projet d’Initial Coin Offering (ICO) ou de Security Token Offering (STO).

Pitchez nous votre sujet de thèse !

L’essor des techniques de financement alternatives des entreprises (IPO, ICO-Blockchain, Financement Participatif) imposent une analyse approfondie de l’environnement juridique et du cadre règlementaire de ces innovations. Mon projet de thèse propose une étude comparative, de ces techniques innovantes de financement d’entreprise, au regard du droit OHADA (droit des affaires en Afrique) et du droit français.

Quels sont vos partenaires dans votre projet de thèse ?

J’ai eu des collaborations techniques avec plusieurs entreprises : Talium, MR Capital, le cabinet d’avocats Bruzzo Dubucq, le tout sous la supervision de mon directeur de thèse le professeur Vabres Régis.

Quel est la découverte inattendue que vous avez faite grâce à vos recherches et qui vous a le plus surpris ?

Le traitement fiscal et comptable des crypto-actifs est sans contexte ce qui m’a le plus marqué pendant mes recherches. De la déclaration des bénéfices liés aux crypto-actifs, à la manière de les comptabiliser, en passant par le modèle d’imposition fiscal… ce sont des sujets que j’ai trouvé très intéressants à aborder, et j’étais heureux d’y apporter ma modeste contribution dans le cadre de ma thèse.

Une chose que vous avez apprise lors de vos recherches et que vous souhaitez vulgariser ?

Le fait de cerner la pertinence des nouveaux instruments de financement, leur éruption dans le marché financier, favorisée par le digital et la technologie blockchain, n’est pas sans conséquence… et soulève bien des enjeux d’ordre règlementaire, juridique, comptable et fiscal. Ces techniques ICO-STO, constituent effectivement une alternative intéressante au financement classique (banques microfinance, fonds d’Investissement), notamment pour financer la phase d’amorçage (startups). Elles permettent de trouver un financement en contournant les systèmes classiques, et viennent dès lors palier le gap du financement observé. Il s’agit d’une chose que j’aborde d’ailleurs dans mon ouvrage intitulé « Les ICO/IPO la nouvelle économie du financement » publié en octobre 2019 aux Editions Universitaire Européennes, en Allemagne (Berlin).

Un conseil que vous voudriez donner à un étudiant qui souhaite s’engager dans une thèse comportant la blockchain dans le sujet ?

L’univers de cette technologie n’a pas encore fini de livrer tous ses secrets ! Je crois que le champ d’études et d’application de la blockchain dans l’économie (finance, industrie, mais aussi santé, immobilier etc.) constitue un vaste domaine de recherche étant donné son caractère clairement disruptif.

Son livre : « Les ICO/IPO la nouvelle économie du financement des entreprises », Achille Agbe, 2019

Propos recueillis pour le CFC par Louise Valentina Bautista Gomez en février 2020
Leclubdescryptos.fr


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