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Développement du Burkina Faso : les investissements en hausse depuis 2016
16 juillet 2020

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a présenté le lundi 29 juin 2020 à Ouagadougou, lors d’un déjeuner de presse, la note de conjoncture des investissements au Burkina Faso.

La situation des investissements au Burkina Faso connaît une hausse de 2016 à 2019. En effet, le montant investi est passé de 1 576,4 milliards à 1 863,8 milliards F CFA durant cette période. Ces chiffres sont du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré qui a présenté la note de conjoncture sur la dynamique des investissements au pays des Hommes intègres, le lundi 29 juin 2020 à Ouagadougou, aux journalistes. Dans cette enveloppe, le secteur privé détient la plus grande part et cela est le résultat, selon le ministre, du dynamisme du secteur et des incitations d’investissement. Durant la même période, le nombre d’entreprises créées est passé de 11 661 à 13 137. Pour Harouna Kaboré, l’adoption de politiques et réformes ont rendu plus attrayant le pays pour les investisseurs et ont permis une amélioration constante de l’environnement des investissements. « La mise en œuvre des politiques sectorielles a également été couplée avec des mesures d’accompagnement et de facilitation tant sur le plan institutionnel que sur le plan fiscal », a-t-il soutenu. Au-delà, a souligné le ministre Kaboré, l’Etat a réalisé des interventions dans le cadre du Programme de restructuration des entreprises en difficulté qui a permis notamment de pré-diagnostiquer 64 d’entre elles, de réaliser le diagnostic de 30 entreprises et d’accompagner 22 autres par des financements en crédit d’investissements et en fonds de roulement. Ces mesures d’accompagnement ont impacté positivement le Produit intérieur brut (PIB) qui est passé de 7 605,1 milliards à 8 920,4 milliards F CFA.

« Les différentes mesures entreprises, notamment les exonérations fiscales, la création de nouvelles structures d’appui au secteur privé ont contribué à encourager l’investissement privé qui s’est traduit par l’accroissement du nombre de demandes d’agrément qui est passé de 38 en 2016 à 106 en 2019. L’adoption du nouveau code des investissements plus incitatif a donné des résultats probants parce que le nombre d’entreprises agréées est passé de 61 à 106 en deux ans », a fait remarquer Harouna Kaobré.
Il a relevé, par ailleurs que les unités industrielles constituent une part importante des entreprises agréées au code par rapport au nombre d’autorisation d’implantation avec un taux de 22,54%. Dans la même dynamique, le code minier a favorisé l’accroissement du nombre d’industries minières et de carrières industrielles en exploitation effective.

Des contraintes à l’investissement

A écouter, M. Kaboré, l’adoption des deux codes a permis de générer des centaines d’emplois. « En 2019, on estime à 11 745 le nombre d’emplois directs créés dans l’industrie minière et près de 2 651 emplois dans l’exploitation artisanale et des substances de carrières », a-t-il illustré. Cependant, le ministre en charge du commerce a relevé des contraintes à l’investissement.

Parmi elles, il a cité la situation sécuritaire, la maladie à coronavirus, l’insuffisance du capital humain et des infrastructures de base, la multiplicité et les longs délais d’obtention des licences d’affaires, la difficulté d’accès au financement des Petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI), le coût élevé et l’insuffisance de l’électricité. Toutefois, il a annoncé plusieurs projets pour la relance des investissements comme la construction de trois unités de transformation de la tomate à Gourcy et à Ouahigouya, la réalisation de la filature de coton à Koudougou et d’un institut de génie industriel de textile. Pourquoi la plupart des entreprises sont à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ? Malgré les réformes les PME/PMI rencontrent toujours des difficultés pour avoir accès au financement, comment expliquer cet état de fait ? Sur la première préoccupation des journalistes, le ministre Kaboré a expliqué que cette situation était due à la concentration des services du Centre de formalités des entreprises (CEFORE).

« Mais sa décentralisation va changer la donne puisque dans chaque région, il est possible maintenant de créer une entreprise en plus de la possibilité de le faire en ligne », a-t-il rassuré. Sur le financement des PME/PMI, le chef du département du Commerce a fait savoir que des réformes ont été faites pour que les banques les accompagnent.

Joseph HARO
www.sidwaya.info/


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