//5 idées fausses sur les PDG2 min de lecture

5 idées fausses sur les PDG2 min de lecture

« Après trois mois, on s’attend à ce que le nouveau venu ait une bonne idée de ses priorités et des résultats attendus, et qu’il puisse indiquer à quelle échéance il mettra en place les différentes étapes. » – Céline Gamache.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez l’article : Les 100 premiers jours d’un PDG

Voici 5 idées fausses sur les PDG qui entrent en poste :

1. Changer de patron suffit pour régler le problème

Le pdg n’est pas un dieu qui a des réponses à toutes les questions. Or, dans la plupart des entreprises, on pense que le fait de recruter un nouveau dirigeant résoudra automatiquement tous les problèmes. Une période d’intégration est nécessaire pour que le nouveau venu soit efficace.

2. Un bon dirigeant prend des décisions rapidement

Le plus grand danger est de vouloir agir trop vite et d’utiliser des recettes découvertes lors d’expériences antérieures. On a tendance à penser que le pdg doit prendre immédiatement des décisions spectaculaires pour faire sa marque. « Il faut distinguer les situations urgentes des situations importantes. On doit prendre le temps de bien comprendre le contexte d’une situation avant de passer à l’action », estime Jean-Claude Lauzon, de Korn/Ferry International, à Montréal.

3. Le pdg est le soldat du conseil d’administration

Un dirigeant subit beaucoup de pression pour poser des gestes parfois contraires aux intérêts réels de la société. Le PDG doit donc être fort et faire preuve de courage pour endiguer les pressions et expliquer aux administrateurs pourquoi certaines de leurs demandes sont irréalistes.

4. Le pdg sait tout

On mesure le talent d’un dirigeant à la qualité des questions qu’il pose durant les 100 premiers jours. Pendant cette période, il peut se permettre des questions qui, par la suite, seraient considérées comme naïves. Pourquoi l’entreprise est-elle dans tel marché ? Qui sont ses cinq principaux clients ? Ces questions de base, qu’on ne pose plus quand on est en place depuis longtemps, sont normales en début de mandat.

5. Le pdg doit faire l’unanimité

Il vaut mieux prendre des décisions impopulaires que de ménager la chèvre et le chou. Un président qui ne fait pas l’unanimité, mais qui a le respect de ses ennemis, s’impose comme un vrai leader. Pour y parvenir, il faut faire preuve d’intelligence, d’audace et de persistance. Parfois, il est plus aisé de commencer par se construire une image forte à l’extérieur. « Il sera plus facile de convaincre les gens à l’interne si tout le monde vous trouve compétent à l’extérieur », dit Laurent Lapierre, de HEC Montréal.

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