//Ne pas confondre Négociation avec bataille d’Egos !2 min de lecture

Ne pas confondre Négociation avec bataille d’Egos !2 min de lecture

L’aviez-vous remarqué, dans Négociation on trouve le mot égo.

Bizarre, non ? Et bien pas tant que ça parce qu’une négociation se place souvent sur le plan d’une bataille entre les égos des protagonistes plutôt que sur les plans des idées ou des échanges d’arguments.

A quoi reconnait-on qu’une négociation est en train de déraper sur un terrain de bataille d’égos ? Voilà quelques indices qui devraient vous avertir pour revenir, vous et votre interlocuteur sur le plan des idées et non pas sur celui des personnes… Ainsi, les accords se feront sur un plan qui sera bénéfique pour les deux camps en présence.

  1. La comparaison : au lieu d’analyser les idées de votre interlocuteur, vous analysez votre interlocuteur en tant que personne et vous vous efforcez d’être meilleur que lui. En réalité, vous vous trompez de combat.
  2. L’attitude défensive : au lieu de défendre vos idées, vous défendez votre position personnelle, même si les arguments de votre interlocuteur sont meilleurs que les vôtres. Dommage, pour vous.
  3. Etre le pôle d’attention : si vous voulez absolument attirer l’attention de vos interlocuteurs sur votre personne (si intelligente, si brillante, si spectaculaire), ceux-ci seront moins attentifs à vos arguments même s’ils sont intelligents, brillants et spectaculaires. Restez humbles !
  4. Mettre en avant sa position hiérarchique : le chef n’a pas à insister sur le fait qu’il est le chef pour valider le fait qu’il a forcément raison. D’abord, ce n’est pas toujours vrai, et le fait de se retrancher derrière son autorité fonctionnelle décridibilise ses arguments, en les rendant moins sincères.
  5. Rester humble : l’arrogance ferme l’esprit et diminue la curiosité. L’humilité, à l’inverse, vous donne envie d’aller plus loin et de découvrir de nouveaux horizons.
  6. Cultiver sa curiosité et sa capacité de sérendipité : ne pas se contenter des premiers résultats acquis mais explorer toutes les pistes ouvertes par votre interlocuteur. Il y a peut-être une excellente idée au bout de l’une d’entre elles. Et vous risquez de découvrir une idée à laquelle vous n’aviez pas pensé (ce qui est exactement le fruit de la sérendipité).
  7. Ne pas tricher : en s’attachant à défendre la vérité, on ouvre des portes qui semblaient fermées à double tour et on colle à la réalité plutôt qu’à une fausse interprétation.

Illustration : ICI Pour en savoir plus, lire le livre de David Marcum et Steven Smith : Egonomics